Bref pour en revenir à ma mère, je l’ai appelé en sortant de l’hôpital, j’ai appelé quand j’étais sure de tomber sur elle, puisque mon père était au travail, je ne me sens pas capable d’entendre sa voix et ses reproches pour l’instant. Ma mère a pleuré quand elle m’a reconnu, elle ne croyait pas que c’était moi au début, notre conversation donnait à peu près ça :
« -Allo
-Maman?
-Juliette, c’est toi?!! Juliette? « reniflement »
-Oui, maman, c’est moi, arrête de pleurer sil te plait
- Mon bébé, ça fait trois mois que j’attends ton coup de fil »
A ce moment, j’ai eu envie d’exploser le téléphone contre le mur, ça fait trois mois que je suis partie, et elle n’a fait aucune recherche pour savoir où je suis, et là elle me fait des reproches, mais si elle et son cher mari ne m’avaient pas enfermés, je ne me serai pas enfuis. Mais j’ai gardé mon sang froid et j’ai simplement répondu
« Maman, j’ai besoin de toi, je sors de l’hôpital, je me suis fais agresser par un fou, ainsi que ma collocatrice et son amie, je ne sais pas même pas si elles sont encore en vie, viens me voir sil te plait, j’ai besoin de toi.
-Juju, je voudrais bien, mais je ne sais même pas où tu vis, j’ai aucune nouvelle de toi depuis ta fugue en juillet, mais bien sur que je viens te voir, je reste avec toi le temps que tu veux, dis moi juste quand et où et j’arrive.
-Excuses-moi, je vis à Paris et je veux que tu viennes, le plus tôt possible, mais ne dis rien à papa, je ne veux pas qu’il sache où je suis, je refuse qu’il m’harcèle et me traite d’anormale. Chaque jour qui passe me confirme le fait que je suis homosexuelle, ce n’est pas une passade, c’est un fait, tout comme j’ai les yeux bleus, c’est une partie de moi, j’y suis pour rien, et vous non plus, vous étiez des bons parents.... mais vous ne pourrez pas me changer.
-Je sais tout ça, mais tu nous a pas laissé le temps d’accepter la nouvelle, du jour au lendemain tu nous annonces ça, tu n’as pas chercher a comprendre que pour nous c’était difficile à digérer, t’as brisé nos rêves, mais aujourd’hui, j’ai compris que je dois regarder la vérité en face et que tu es capable de nous oublier si nous ne faisons pas un pas vers toi. Pour ce qui en est de ton père, je ne sais pas s’il fera cet effort, c’est vraiment dur pour lui, tu étais sa petite fille chérie, il rêvait de te mener à l’autel.
-Mais !! Je vais me battre pour avoir le droit au mariage, et il pourra m’emmener devant monsieur le curé, peut-être que le marié sera très féminin et qu’il portera une robe, ou peut-être que ma future femme acceptera de porter un costume pour faire plaisir à son beau-papa.... ou peut-être que papa ne viendra pas.
-Laisse lui du temps, en attendant, tu veux que je vienne quand?
-Des que tu peux, préviens moi avant, que je vienne te chercher à la gare.
- Je regarde mon agenda et je te rappelle. A bientôt. »
Je ne sais pas trop quoi penser de cette conversation, on était très distantes, je crois que nos trois mois de séparations, nous on fait du bien dans le sens où elle accepte un peu mon homosexualité, mais elle est tellement froide, et moi j’ai l’impression de ne plus avoir besoin d’elle finalement, parce qu’elle n’arrive pas à me rassurer alors que je l’appelais pour ça, enfin , on verra quand elle me rappellera et quand on se verra pour savoir comment ça se passe en vrai.
©Caly
Une semaine à l’hôpital dans le coma, parce que j’ai eu la chance d’être malformée à la naissance et que mon cœur se situe à droite. Sinon… j’aurais reçu ces coups en plein cœur et je serais probablement morte. Quant à Gwen, tout comme moi à vrai dire, les médecins nous ont dit que cela relevait du miracle. Selon les dires des policiers, le voisin ayant entendu des cris a appelé les secours, qui nous ont retrouvé gisants dans une marre de sang et inconscientes.
Gwen et moi sommes dans la même chambre, et Juliette est toujours également à l’hôpital. Les médecins préfèrent nous garder encore quelques temps en observation.
Je n’ai plus aucuns souvenirs de l’agression, je me rappelle seulement que Gwen et moi rentrions d’une promenade en amoureuses, et puis… plus rien. Le noir total. Et plutôt le rouge, en réalité. Choc traumatique qu’ils ont dit. N’empêche que moi, clouée dans mon lit d’hôpital, toujours sous morphine, à regarder ma chérie qui souffre aussi, choc traumatique ou pas, j’aimerais bien me souvenir du connard qui nous a fichu dans un état pareil, et lui arracher les boyaux pour l’étrangler avec.
Les médecins nous ont dit que la mémoire devrait nous revenir au fil du temps, ce qui permettrait également de conclure l’enquête des policiers.
En attendant la sortie, prévue mi novembre, le temps passe (trop) lentement. Les journées sont rythmées par la venue des infirmières, qui surveillent les 15 tonnes de fils qui pendent à nos bras, les perfusions, les capteurs sur le torse qui me réveillent en pleine nuit quand ils se décollent, ou le bip-bip de la piqûre de morphine qui est vide et qu’il faut remplacer. Ou encore, les promenades dans l’hôpital avec l’espèce de chose à roulettes où sont suspendus les petits paquets contenant des liquides de je ne sais pas bien quoi (oui, moi et la médecine…).
Beau commencement pour mon histoire avec Gwen. Quelques jours à peine à être avec moi, et là voilà qui se retrouve à l’hôpital. Impression étrange que tout est de ma faute.
Et puis qui pourrait nous en vouloir au point de nous tuer ? Ou du moins d’essayer de nous tuer. Une exe ? Non quand même ! Un inconnu qui nous aurait suivi peut-être ? Mais pourquoi ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?! Cette question me retournait la tête depuis mon réveil. P O U R Q U O I ?
Ces questions restent pour le moment sans réponses… Pour combien de temps encore ?
Pas la force d’écrire plus, mon épaule me lance et la fatigue est omniprésente…
©Kanabutch
Allan me/nous fera la surprise , donc on va s'armer de patience :x
Tu vois? J'en étais incapable, et puis, il y a eu cette vision d'horreur dans mon/notre salon, je me suis pris leur amour en plein dans la tête, et j'ai compris que Romane ne m'avait même pas remarqué, j'étais un meuble, oh un meuble bien pratique, je payais un bout du loyer, que je sois là ou pas, ça ne changeait pas grand chose, elle vivrait sa vie sans se préoccuper de ma présence, et tant pis si je découvre des choses que je ne veux pas voir. Tant pis pour moi si je souffre de cette situation, si je voulais pas être au courant de ça, je n'avais qu'à pas partir de chez mes parents, j'aurai pu me refoulé, des milliers de personnes y arrivent, pourquoi pas moi?
Ah oui, je viens de me rappeler pourquoi je ne voulais pas être refouler. J'avais l'espoir d'être heureuse, on voit le résultat n'est ce pas? Je suis bonne à être enfermé, j'ai commis deux tentatives de meurtres, et une tentative de suicide, je suis clouée sur un lit d'hôpital et je suis sans amis, ni famille. Peut-être que j'étais pas si mal au fond de mon placard après réflexion, mais le mal est fait, je ne peux plus retourner en arrière, il ne me reste plus qu'à assumer mes actes. Et devenir encore un peu plus adulte.
Peut-être que cette fois ci, assumer est un synonyme de disparaître? En tous cas, c'est le choix que j'ai fais, des que je serai capable de sortir de cet hôpital, je retournerai à l'appartement, je prendrai mes affaires et je disparaîtrai, je vivrai à l'hôtel le temps de me retrouver un colocataire, je prendrai un homme, un vrai, un qui ne m'attirera pas, un hétéro, et peut-être qu'il tombera follement amoureux de moi, alors je ferai semblant que son amour est réciproque, nous vivront heureux, et nous auront beaucoup d'enfants, je deviendrai une poule pondeuse, tous les ans, un nouveau poussin viendra au monde, et mon mari sera fier de moi, je lui ferai sa popote et je repasserai ses chemises, pendant que Riri, Fifi et Loulou mes triplés de 5ans joueront aux trains électriques et que leur soeur Marie-Marguerite gazouillera dans son berceau, les plus grands seront à l'école et la jeune fille au pair s'occupera des moyens. Bien sur, nous aurons un chien, c'est important le chien, ça sociabilise les enfants, et leur apprend peu à peu à être responsable d'autrui.
Encore une fois, mon esprit part en live, il ne m'obéit jamais, c'est impossible de partager le même corps, il prend toujours l'avantage, moi, j'en ai marre !! Je déclare forfait et je m'en vais, je sors, je vais en ballade, je reviendrai plus tard, demain? Ou jamais? Oh Jamais, comme j'aime ce mot, d'ailleurs "aimer" et "jamais" c'est presque pareil, est-ce un signe? Toujours est-il que je sors de mon esprit, pour me permettre de m'exprimer librement, sans qu'Il intervienne sans cesse. Comme il l'a dit, j'ai décidé de partir de l'appartement que je partage avec Romane, je pense que c'est la meilleure solution pour nous deux, pour elle car je ne risque plus de la tuer et elle pourra vivre son histoire d'amour avec Gwen sereinement, et pour moi afin que je ne souffre plus. Je ne sais pas de quoi je suis capable par jalousie, j'ai déjà essayé de les tuer une fois, j'ai peur de recommencer et puis la douleur de savoir que Romane ne pourra jamais être celle que j'attends me déprime, je suis comme une enfant le matin de Noël, devant elle il y a des tonnes de cadeaux et puis elle réalise en lisant les noms sur les paquets, qu'il n'y a rien pour elle, on l'a oublié.
Et surtout, je sais que si je ne pars pas, je ne pourrai pas oublier Romane et je ne pourrai jamais évoluer convenablement.
©Caly
Les nominées sont.....
La 1:

La 2:

La 3:

La 4:

La 5:

Voila, il ne reste plus qu'à voter!!!
Mais voilà, depuis quelques temps , j’ai plutôt un costume de cadavre ambulant, j’ai des cernes énormes, des bandages autour de la tête et les lèvres tuméfiées et je suis encore plus blanche que d’habitude, on dirait que mes globules rouges ont décidés de faire grève, ils me punissent? J’en sais rien, je ne veux pas savoir peut-être. Le fait d’être seule dans ma chambre est aussi une punition, je n’ai rien à faire à part penser, voir et revoir le film de ma tentative de meurtre dans ma tête, me demander comment j’ai pu arriver à faire ça. Est-ce que je suis folle? Est-ce que je suis dangereuse pour l’humanité? Est-ce que c’était juste un crime passionnel? Et pourquoi j’ai eu une réaction si violente? Il y a quelque chose de pas normal dans cette histoire, et ne pas savoir quoi me dérange, j’arrive plus à dormir, je ne fais que pleurer quand je ne pense pas.
Je suis un animal blessée, je suis recroquevillée sur moi-même, je me fais la plus petite possible dans le grand lit blanc avec des tuyaux partout autour de moi, je refuse de parler, de me nourrir et de le lever, alors on m’a perfusé, maintenant, j’ai un tuyau dans le nez pour que je respire, même quand j’ai pas envie (ben oui, j’ai essayé de me retenir de respirer l’autre jour parce que je m’ennuyais, mais ça a pas beaucoup fait rire les infirmières bizarrement ); un tuyau dans le bras pour faire passer le miam liquide, un autre pour faire les médicaments, un dernier qui sert à je ne sais pas trop quoi, et puis régulièrement on vient me faire une prise de sang,et puis prendre ma température et regarder dans ma gorge si ça va mieux, en mettant un bâton en bois pas bon dans ma bouche, apparemment ça les dérange pas trop que je n’ai pas bu depuis une semaine et que donc j’ai la gorge super sèche et quand on me fait tirer la langue, ça me râpe de partout et j’ai mal !!
Ma gorge va mieux, même si je parle encore comme Dark Vador, oui parfois je fais des tests la nuit quand personne m’entend, et je progresse, petit à petit, j’arrive à m’exprimer plus clairement et en ayant de moins en moins mal, je suis pourtant loin de la guérison total et je pense que les médecins ne me laisseront pas partir sans que j’aille visiblement mieux, ils vont probablement m’envoyer parler à un psy aussi, mais qu’est-ce que je vais lui dire? Je vais devoir lui mentir, et essayer de vraiment lui faire croire que ça va, que je ne suis pas traumatisée par mon agression, que tout va bien et que je veux juste rentrer chez moi pour retrouver un peu de tranquillité, que j’espère que mon agresseur sera bientôt retrouver et qu’il aura une condamnation digne de ce nom car c’est un acte horrible de s’attaquer à trois jeunes filles innocentes et de s’enfuir comme ça. Je lui ferai croire que je suis forte, et qu’à l’extérieur on me soutiendra, c’est peut-être ça le pire des mensonges, à l’extérieur je suis seule, et la preuve, depuis une semaine que je suis là, à part Arthur qui est passé en coup de vent deux ou trois fois, personne ne m’a rendu visite, chaque instant montre un peu plus ma solitude. Et si j’avais essayé de nous tuer pour arrêter d’être si seule? J’avais sûrement l’envie de partir accompagnée dans l’au-delà, alors j’ai voulu prendre Romane et Gwen avec moi, et après j’ai cherché une excuse pour expliquer mon geste, les retrouver ensemble a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ou alors comme dirait Skin
« I can't weep, only cry
I can move, I deny
see my smile eat, eat, eat
fe, fe, feed you so damn sweet
she's calling, she's calling
she's my heroine, she's my heroine
fingers going down down
she's my héroïne"*
Romane est mon héroïne et je ne ressens pas que de l’amitié pour elle?
©Caly
*Je ne peux pas crier, seulement pleurer
Je ne peux pas bouger, je nie
Vois mon sourire, mange , mange, mange
Nourris toi ma chérie..
Elle appelle, elle appelle
Elle est mon héroïne, elle est mon héroïne
Les doigts descendent
Elle est mon héroïne "
Romane a été sauvée parce que son cœur se trouve à droite, c’est une particularité que je ne connaissais pas, pour Gwen, c’est simplement un miracle. Nous avons été opérées et transfusées, les policiers attendent que ma gorge aille mieux pour m’interroger, pour l’instant ils s’intéressent plus à Gwen et Romane. J’espère qu’elles ont oublié qui les a attaqué, je ne veux pas aller en prison ! Mourir ok, rester en taule 10 à 15ans, non merci.
Peut-être que les voisins ont dit avoir entendu des pas et donc, ça confirmerait la future thèse que je leur dirai.
En effet; selon mes dires; un homme est arrivé derrière elles et quand je suis allée voir ce qu’il se passait, les deux filles étaient par terre et lui m’a attaqué !!!
Si elles avaient perdu la mémoire dans la chute, ça m’arrangerait puisque étant la dernière attaquée, je suis celle qui en a vu le plus, et je peux mieux décrire notre agresseur… Certes l’agresseur c’est moi, mais je ne compte pas le révéler. Je préfère inventer quelque chose.
Eh oh !! Pas la peine de me traiter de folle non plus ! Tu veux être enfermer toi? Et être tripoter par les mains sales; et lu par tout le monde et surtout n’importe qui? Alors tu vois ! Moi non plus je ne veux pas ça, alors je dois mentir et toi tu ne diras JAMAIS la vérité ou je te jette dans le feu ! Tu peux avoir peur, je te rappelle que j’ai poignardé deux personnes et a moitié égorgé une troisième, donc je n’hésiterai pas à te tuer aussi ! Mouahahaha
Enfin bref ! Je me suis réveillée, il y a trois jours, oui oui, j’ai fais quatre jours de coma, j’ai eu la bonne idée de m’exploser la tête par terre et en arrivant les pompiers ont défoncé la porte sans savoir que j’étais derrière, résultat : un hématome cérébral. Les médecins ont voulu m’ôter du sang du crâne avant de me réveiller, j’aurai trop souffert de toutes façons et puis une personne dans le coma est plus calme que consciente, ça limite les excès d’adrénaline qui ne sont pas bon pour ma guérison.
N’empêche que c’est triste d’être seule dans cette chambre d’hôpital; avec juste toi comme compagnie. Heureusement qu’Arthur a pu aller te chercher, il est venu me voir hier après être passer dans la chambre de sa sœur et de Romane puisqu’elles sont dans la même.
Je ne sais pas si j’ai envie de les rejoindre, je ne sais même pas si je veux les revoir ou/et leur reparler un jour. Je leur en veux tellement ! Je n’arrive pas à les comprendre, pourtant j’essaie, depuis trois jours, je ne fais que penser à ça, quand je ne pense pas à sauver ma peau. Je sais que mon geste est impardonnable, mais à la limite, moi j’avais plus rien à perdre, et je regrette presque que mon plan ait loupé. C’était la solution à tous mes problèmes, je gardais mon ex et mon amie à mes cotés pour toujours, je n’avais plus à m’en faire pour l’argent, pour mes études, pour mes parents… D’ailleurs en parlant d’eux, ils ne viennent même pas me voir, alors que je suis mourante, je crois que je peux vraiment dire qu’à partir d’aujourd’hui je ne peux compter que sur moi-même et que même si je ne veux pas être une adulte, je n’ai pas le choix. Avant j’avais l’espoir que mes parents viennent, en cas de gros pépins, mais là ils me prouvent que pour eux, ils n’ont plus de fille. Et moi je n’ai donc plus de parents, je suis une orpheline morale.
©Caly
Ce soir, je vais commettre 3meurtres.Tu dois te demander pourquoi, n’est-ce pas petit journal adoré? Eh ben tu ne devineras jamais !!
Hier soir, je rentre tranquillement chez moi, je ne sais pas pourquoi je vais dans le salon, et là je tombe nez à nez, enfin pas vraiment le nez, avec Romane et Gwen tendrement enlacées sur le canapé. Elles étaient tellement occupées qu’elles ne m’ont pas vu, elles n’ont pas non plus entendu la porte de ma chambre claquée. Comme tu t’en doutes, j’ai très mal pris leur liaison, et puis, comment je fais pour tomber sur une colloc lez ? Non mais franchement, si elle avait été hétéro ça aurait été cinquante fois plus simple, au moins, elle ne m’aurait pas volé ma copine. Oui bon je sais que j’étais plus avec Gwen mais même !! Il y a je ne sais combien de filles à Paris ou même en France, mais nan, elle doit prendre justement mon ex, c’est limite du foutage de gueule, enfin je sais pas, je comprends pas. Et puis vu l’heure à laquelle je suis rentrée, c’était pas juste un plan cul, il y avait encore les restes d’un dîner aux chandelles sur la table et on ne fait pas de dîner romantique avec des plans Q…. enfin je crois.
En gros, elles se moquent de moi depuis quelques jours, si ça se trouvent, elles étaient même ensemble quand j’avais pas encore cassé avec Gwen, bon peut-être que Romane ne savait pas que Nina était ma copine, mais elle aurait pu lui dire que c’est bizarre que Romane et moi vivions à la même adresse, et dans le même appart et donc elle aurait du partir, puisque ça ne se fait pas de tromper sa copine, sous le toit de celle-ci non?!
Enfin bref !! Ce soir, je vais les tuer, j’ai déjà préparé mon couteau de cuisine, je vais me cacher derrière la porte et quand elles rentreront, je leur trancherai la gorge et après je les découperai et je ferai du ragoût de ventres de jeunes filles. Je ne sais pas trop quoi faire du sang par contre, ça risque de tacher la moquette, c’est embêtant, on risque de ne pas récupérer la caution, mais en même temps, ben on sera mortes donc on s’en fout. Oui mais les parents de Romane ils veulent peut-être l’argent eux nan? Certes, ça ne ramènera pas leur fille, mais ça permettra de payer un bout du cercueil, mine de rien ça coûte super cher ces conneries, je ne comprend pas pourquoi on dépense autant d’argent pour quelque chose qui sera bouffé par les vers de terre et moisi par l’humidité… il parait que ça fait partie de la tradition. Moi je ne sais même pas qui sera là pour mon enterrement, ni qui payera la cérémonie. Peut-être que je serai enterrée dans le plus grand secret, sans que personne n’assiste à ma dernière descente, car mes parents n’auront pas trouvé bon de venir me voir une dernière fois, et puis on ne fait pas de belles funérailles à une meurtrière qui a tué de sang froid deux personnes. Je vais me préparer, je fais le tour des pièces de mon modeste appartement, je dis au revoir à chacune, et puis je me cache derrière la porte, j’ai mis des serviettes sur le sol pour absorber autant de sang que possible, j’ai mon couteau à la main…
La porte s’ouvre, elles entrent, j’attrape Nina par le cou, je lui plante le couteau dans le dos, puis quand Romane est assise à coté d’elle à pleurer, je la poignarde dans le dos, tout comme elle me l'a fait sauf que pour elle s'était au figuré, et elle s’effondre sur Nina. Puis je le retire, ça fait scrouitch , je me coupe la gorge et après je mets le couteau dans mes poumons, pour être sure de mourir par manque d’air… Je t'aimais mon journal, tu m'excuseras pour cet acte, j'aimerai bien te tuer avec moi… mais tu es déjà mort depuis longtemps, les horreurs que j'ai écrite sur toi t'ont tuées, je suis désolée… The end ©Caly
Il se passe des choses étranges dans cet appartement. Cette nuit, alors que pour une fois je ne suis pas sortie, et que je dormais donc paisiblement en tant que larve marmotte qui se respecte, j’entends des cris de filles venant de la chambre de Juliette, relativement forts pour qu’ils aient réussi à me tirer de mon profond sommeil. Je sors donc de ma chambre dans un état de comatage avancé, et voyant une silhouette courir dans le couloir puis claqué la porte, je la suis.
Oui, suivre une silhouette à 4h du matin alors qu’on est en caleçon-tshirt est tout à fait normal, je vous l’accorde. Mais il s’est avéré après une petite course jusqu’au bout de la rue pour rattraper ladite silhouette, qu’il s’agissait de la fille, en pleurs. Évidemment oui, quand il est 4h du matin, qu’on est en caleçon-tshirt dans la rue, on la prend dans ses bras ne sachant même pas ce qu’il lui arrive, on sèche ses larmes et on lui propose de venir passer le reste de la nuit avec soi. Toute butch qui se respecte ferait ça n’est-ce pas ? D’autant plus que tout ceci se fait en tout bien tout honneur, évidemment.
Mais évidemment, si la demoiselle s’avère être toujours aussi triste et tente de vous embrasser, on lui dit non une fois, deux fois, qu’elle ne se rend pas compte de ce qu’elle fait car elle ne va pas bien. Mais à la troisième fois ? Est-ce que, sérieusement, à la troisième fois on lui dit toujours non ? Eh bien la réponse est non, bougrement non. À la troisième fois, on se dit que finalement, si elle fait ça, c’est qu’elle le veut vraiment, après tout, on peut calmer une douleur par un autre plaisir, logique non ?
Alors que je m’étais promis de ne plus coucher plusieurs fois avec une même personne, alors que je m’étais dis que non, rien ne pouvais m’atteindre, et surtout pas une belle jeune fille, gentille au possible, touchante comme jamais, attachante et intelligente. Non ça ne devait pas. Pourtant c’était en train d’arriver et je le savais. Mon subconscient m’avait-il délibérément envoyé suivre cette silhouette que je ne savais même pas encore appartenir à cette fille ?
Je me retrouvais à nouveau dans ses bras, à aimer sa présence, à aimer sentir son odeur si enivrante, à aimer essayer de la réconforter, sans même savoir pourquoi elle était si triste. Et tout en lui faisant l’amour, je pensais. Pensais à comment ça pourrait être, qu’elle ne soit pas qu’une fille d’une (ou deux) nuits. Et même, qu’elle soit ma copine. Étranges pensées alors que d’habitude, c’est ces pensées que je refoulais, que j’envoyais au fin fond de ma tête, pour ne plus y penser, et par la même occasion, ne pas souffrir.
Au petit matin, alors qu’elle commença à fatiguer, elle s’endormit tendrement dans mes bras, chose qui ne m’était pas arrivé depuis plus d’un an. D’habitude, une fois la chose faite, souvent même faite un certain nombre de fois, soit je partais, soit je demandais à la fille de partir, soit je m’endormais à l’autre bout du lit. Mais là non, elle resta tranquillement allongée contre moi, comme pour être certaine d’être protégée, chose que je me surprenais à faire avec plaisir, et de façon tellement plus naturelle que je ne l’eus jamais pensé.
Après avoir dormi quelques heures, la demoiselle se réveilla. Elle semblait un peu apaisée comparativement à la veille, mais lorsqu’elle me demande si je pouvais récupérer quelques affaires que Juliette avait dans sa chambre, ses oeils semblaient légèrement triste. Une dispute d’amies probablement. Elle ne voulut pas m’expliquer ce qui s’était passé. Je laissai donc ce petit détail de côté, en profitant de ces tendres moments, pensant que d’ici quelques minutes, elle m’annoncerait qu’elle devait partir, et qu’on ne se reverrait sûrement pas.
À ma grande stupéfaction, elle me demanda si j’étais d’accord pour restée avec elle toute la journée, et pour passer également la soirée ensembles. Comme Juliette m’avait prévenu il y a quelques jours qu’elle ne serait pas là, j’acceptais avec joie.
Alors que depuis des mois, je m’efforçais de garder une certaine distance avec les gens, afin de ne pas m’attacher, et par conséquence de ne pas souffrir, j’étais en train de faire totalement l’inverse de ce que je m’étais promis.
Et puis, après tout, pourquoi pas ?
©Kanabutch
Au passage, je souhaite à tous et toutes de bonnes fêtes, joyeux nowel et bonne année! Je m'excuse pour le retard, j'ai été siouper malade pendant une semaine, puis reprise à la fac et enfin les vacances qui m'ont permis d'écrire ^^ Enfin bref, 3615 ma vie mais 'voulais m'excuser pour ce léger petit retard (chronique certes, mais bon chut :D)





