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Vendredi 16 février 2007
  Les hommes ont toujours eu besoin de soulager l'angoisse résultant de la connaissance de leur finitude. Mort. A ce moment là, à mon réveil, ce mot trottait dans ma tête.
Vous savez, c'est un peu comme quand vous vous réveillez un lendemain de cuite et que vous ne savez pas où vous êtes ni ce que vous avez fait la veille.
Eh bien à cet instant précis, quand j'ai ouvert les yeux, c'est à peu près ce que j'ai ressenti (ça et aussi le fait que ma vie était limitée dans le temps). Tous ces concepts qu'on essaye vaguement de vous faire comprendre comme quoi la vie est courte, on est tous éphémères etc ils en devenaient presque palpables tellement leur réalité m'avait fait frolé la fin.
"Rien n'arrive sans raison"
C'est marrant mais j'ai toujours cru en ce genre de conneries : destin, fatalité, déterminisme... peut être que c'est parce que je ne crois en aucune religion et que je ne me drogue pas : je ne peux soulager mon angoisse ni en me recueillant dans des prières ou des méditations ni en ingérant des toxiques. Alors oui peut être que j'ai besoin de croire que ma vie n'est pas comme elle est tout simplement parce que je l'ai voulue comme ça. C'est tellement plus simple de considérer qu'une sorte de puissance cosmique contrôle ce qui vous arrive...
En attendant, j'étais dans un lit d'hôpital branchée tel un ordinateur à sa prise et j'avais qu'une envie : partir. Et comprendre aussi. Parce qu'évidemment il m'était impossible de remonter par la pensée aux causes de mon arrivée ici.
Alors on m'a expliqué. On m'a vaguement parlé de Romane, de Juliette, d'agression et de je ne sais plus quoi exactement... Alors qui ? quoi ? quand ? Je ne comprenais toujours rien malgré toutes ces explications. Ma tête était remplie d'une sorte de brouillard opaque. J'étais en vie en tous les cas et j'avais de quoi occuper ma culpabilité pendant un moment ! Il me suffisait de tourner la tête.
Oui parce qu'en fait je suis à l'hôpital dans la même chambre que Romane et en tournant la tête c'est elle que je vois... et ça me rappelle que oui encore une fille avec qui j'ai passé une nuit, deux même. Encore un sombre échec dans mes tentatives de bonheur amoureux. Amoureux, quel mot : on néglige bien trop souvent l'impact, le poids, l'importance relative des mots (pourtant il suffirait de mettre un dico sur une balance pour s'en rendre compte, hum) et du coup on ne sait même plus si on les emploie par habitude, par dépit, ou par envie parce qu'on croit réellement et profondément en ce qu'on dit ? Peut être étais-je dotée d'une sorte d'incapacité chronique à aimer. Et puis merde j'aurais pu etre dénuée de tout sentiment quand même ! pourquoi faire les choses à moitié ?! Non il faut qu'il me reste ma culpabilité (saloperie de surmoi freudien à la con)... Il faut que je lui parle. Je le ferai. Il faut que j'appelle Marie aussi. Et à Juliette, mais bon à la limite avec elle ça peut passer étant donné qu'elle m'a méchament fait cocue avec une inconnue.

©Kö
Par Pucette de mon coeur - Publié dans : Guest Stars
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Samedi 10 février 2007
  Il y a deux mois, je te demandais si les miracles existaient aujourd'hui j'ai la preuve que c'est le cas, en effet, en sortant de l'hôpital il y a deux jours j'ai téléphoné à ma mère, j'avais besoin de sentir que je suis aimée, je voulais un point de chute, un nid où être protéger, pour me guérir moralement, pour ça les médecins ne pouvaient rien pour moi, j'étais trop violente avec eux, je refusais leur aide, ils m'ont fait sortir, puisque physiquement j'étais en parfait état. Je ne voulais toujours leur parler, des qu’ils m’approchaient je pleurais, je me pelotonnais dans un coin de mon lit, lit que je détestais d’ailleurs, il n’était que ma prison, une prison blanche, le souvenir de ma folie, ma douleur, mon amour pour Romane, quelque chose que je ne peux assumer. L’aimer c’est mourir à petit feu.

Bref pour en revenir à ma mère, je l’ai appelé en sortant de l’hôpital, j’ai appelé quand j’étais sure de tomber sur elle, puisque mon père était au travail, je ne me sens pas capable d’entendre sa voix et ses reproches pour l’instant. Ma mère a pleuré quand elle m’a reconnu, elle ne croyait pas que c’était moi au début, notre conversation donnait à peu près ça :

« -Allo
-Maman?
-Juliette, c’est toi?!! Juliette? « reniflement »
-Oui, maman, c’est moi, arrête de pleurer sil te plait
- Mon bébé, ça fait trois mois que j’attends ton coup de fil »
 
A ce moment, j’ai eu envie d’exploser le téléphone contre le mur, ça fait trois mois que je suis partie, et elle n’a fait aucune recherche pour savoir où je suis, et là elle me fait des reproches, mais si elle et son cher mari ne m’avaient pas enfermés, je ne me serai pas enfuis. Mais j’ai gardé mon sang froid et j’ai simplement répondu
« Maman, j’ai besoin de toi, je sors de l’hôpital, je me suis fais agresser par un fou, ainsi que ma collocatrice  et son amie, je ne sais pas même pas si elles sont encore en vie, viens me voir sil te plait, j’ai besoin de toi.
-Juju, je voudrais bien, mais je ne sais même pas où tu vis, j’ai aucune nouvelle de toi depuis ta fugue en juillet, mais bien sur que je viens te voir, je reste avec toi le temps que tu veux, dis moi juste quand et où et j’arrive.
-Excuses-moi, je vis à Paris et je veux que tu viennes, le plus tôt possible, mais ne dis rien à papa, je ne veux pas qu’il sache où je suis, je refuse qu’il m’harcèle et me traite d’anormale. Chaque jour qui passe me confirme le fait que je suis homosexuelle, ce n’est pas une passade, c’est un fait, tout comme j’ai les yeux bleus, c’est une partie de moi, j’y suis pour rien, et vous non plus, vous étiez des bons parents.... mais vous ne pourrez pas me changer.
-Je sais tout ça, mais tu nous a pas laissé le temps d’accepter la nouvelle, du jour au lendemain tu nous annonces ça, tu n’as pas chercher a comprendre que pour nous c’était difficile à digérer, t’as brisé nos rêves, mais aujourd’hui, j’ai compris que je dois regarder la vérité en face et que tu es capable de nous oublier si nous ne faisons pas un pas vers toi. Pour ce qui en est de ton père, je ne sais pas s’il fera cet effort, c’est vraiment dur pour lui, tu étais sa petite fille chérie, il rêvait de te mener à l’autel.
-Mais !! Je vais me battre pour avoir le droit au mariage, et il pourra m’emmener devant monsieur le curé, peut-être que le marié sera très féminin et qu’il portera une robe, ou peut-être que ma future femme acceptera de porter un costume pour faire plaisir à son beau-papa.... ou peut-être que papa ne viendra pas.
-Laisse lui du temps, en attendant, tu veux que je vienne quand?
-Des que tu peux, préviens moi avant, que je vienne te chercher à la gare.
- Je regarde mon agenda et je te rappelle. A bientôt. »


Je ne sais pas trop quoi penser de cette conversation, on était très distantes, je crois que nos trois mois de séparations, nous on fait du bien dans le sens où elle accepte un peu mon homosexualité, mais  elle est tellement froide, et moi j’ai l’impression de ne plus avoir besoin d’elle finalement, parce qu’elle n’arrive pas à me rassurer alors que je l’appelais pour ça, enfin , on verra quand elle me rappellera et quand on se verra pour savoir comment ça se passe en vrai.

©Caly
Par Caly - Publié dans : Juliette
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Mardi 30 janvier 2007
Comment reprendre une vie normale après s’être fait sauvagement poignardée par un(e) inconnu(e) en rentrant dans son appartement avec sa copine ? Mais pourquoi il n’y a pas de bouquins à ce sujet dans les librairies ? Certes, paraît-il que c’est exceptionnel, que ça n’arrive jamais, mais là, j’en aurais vraiment besoin…
Une semaine à l’hôpital dans le coma, parce que j’ai eu la chance d’être malformée à la naissance et que mon cœur se situe à droite. Sinon… j’aurais reçu ces coups en plein cœur et je serais probablement morte. Quant à Gwen, tout comme moi à vrai dire, les médecins nous ont dit que cela relevait du miracle. Selon les dires des policiers, le voisin ayant entendu des cris a appelé les secours, qui nous ont retrouvé gisants dans une marre de sang et inconscientes.
Gwen et moi sommes dans la même chambre, et Juliette est toujours également à l’hôpital. Les médecins préfèrent nous garder encore quelques temps en observation.
Je n’ai plus aucuns souvenirs de l’agression, je me rappelle seulement que Gwen et moi rentrions d’une promenade en amoureuses, et puis… plus rien. Le noir total. Et plutôt le rouge, en réalité. Choc traumatique qu’ils ont dit. N’empêche que moi, clouée dans mon lit d’hôpital, toujours sous morphine, à regarder ma chérie qui souffre aussi, choc traumatique ou pas, j’aimerais bien me souvenir du connard qui nous a fichu dans un état pareil, et lui arracher les boyaux pour l’étrangler avec.
Les médecins nous ont dit que la mémoire devrait nous revenir au fil du temps, ce qui permettrait également de conclure l’enquête des policiers.
En attendant la sortie, prévue mi novembre, le temps passe (trop) lentement. Les journées sont rythmées par la venue des infirmières, qui surveillent les 15 tonnes de fils qui pendent à nos bras, les perfusions, les capteurs sur le torse qui me réveillent en pleine nuit quand ils se décollent, ou le bip-bip de la piqûre de morphine qui est vide et qu’il faut remplacer. Ou encore, les promenades dans l’hôpital avec l’espèce de chose à roulettes où sont suspendus les petits paquets contenant des liquides de je ne sais pas bien quoi (oui, moi et la médecine…).
Beau commencement pour mon histoire avec Gwen. Quelques jours à peine à être avec moi, et là voilà qui se retrouve à l’hôpital. Impression étrange que tout est de ma faute.
Et puis qui pourrait nous en vouloir au point de nous tuer ? Ou du moins d’essayer de nous tuer. Une exe ? Non quand même ! Un inconnu qui nous aurait suivi peut-être ? Mais pourquoi ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?! Cette question me retournait la tête depuis mon réveil. P O U R Q U O I ?
Ces questions restent pour le moment sans réponses… Pour combien de temps encore ?

Pas la force d’écrire plus, mon épaule me lance et la fatigue est omniprésente…

©Kanabutch
Par Kanabutch - Publié dans : Romane
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Dimanche 14 janvier 2007
Et voilààààà pendant la nuit, le blog a un peu changé de tete, vous en pensez quoi? Mais ce n'est qu'une partie (je crois), et je ne sais pas à quoi va ressembler la suite ni quand elle arrivera lol.
Allan me/nous fera la surprise , donc on va s'armer de patience :x
Par Caly - Publié dans : Hors Categories
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Dimanche 14 janvier 2007
J'ai beaucoup reflechis cette nuit, par rapport à la question par laquelle je finissais notre derniere correspondance, mon cher journal. J'ai mes réponses, elles ne me font pas forcement plaisir, elles bousculent mon équilibre et mes croyances. Depuis quatre ans, je croyais ne plus pouvoir aimer, et puis j'ai débarqué dans la vie de Romane, j'ai tout chamboulé, je lui ai fais des reproches, oh que dans ma tête bien sur, nous nous sommes que très peu parler finalement du moins en réalité, car dans mon imaginaire, nous avons eu de longues discussions, sur tout, souvent sur rien, sur ma vie, mes craintes, ses passions, ses projets, mais nous ne parlions jamais de nos amours. Je ne voulais probablement pas me faire une idée sur son orientation ou sur sa situation sentimentale, je ne voulais pas me faire d'illusions, du moins consciemment, en effet, mon sur-moi savait à quel point j'aime et aimais Romane, mais moi je ne pouvais pas l'accepter. Comment réussir à me dire que le temps du deuil était passé? Que mon coeur avait été recollé et qu'il était prêt à aimer à nouveau, que Clara n'était plus qu'un souvenir, un regret bref du passé et qu'à présent, mon futur portait un nouveau visage?
Tu vois? J'en étais incapable, et puis, il y a eu cette vision d'horreur dans mon/notre salon, je me suis pris leur amour en plein dans la tête, et j'ai compris que Romane ne m'avait même pas remarqué, j'étais un meuble, oh un meuble bien pratique, je payais un bout du loyer, que je sois là ou pas, ça ne changeait pas grand chose, elle vivrait sa vie sans se préoccuper de ma présence, et tant pis si je découvre des choses que je ne veux pas voir. Tant pis pour moi si je souffre de cette situation, si je voulais pas être au courant de ça, je n'avais qu'à pas partir de chez mes parents, j'aurai pu me refoulé, des milliers de personnes y arrivent, pourquoi pas moi?
Ah oui, je viens de me rappeler pourquoi je ne voulais pas être refouler. J'avais l'espoir d'être heureuse, on voit le résultat n'est ce pas? Je suis bonne à être enfermé, j'ai commis deux tentatives de meurtres, et une tentative de suicide, je suis clouée sur un lit d'hôpital et je suis sans amis, ni famille. Peut-être que j'étais pas si mal au fond de mon placard après réflexion, mais le mal est fait, je ne peux plus retourner en arrière, il ne me reste plus qu'à assumer mes actes. Et devenir encore un peu plus adulte.

Peut-être que cette fois ci, assumer est un synonyme de disparaître? En tous cas, c'est le choix que j'ai fais, des que je serai capable de sortir de cet hôpital, je retournerai à l'appartement, je prendrai mes affaires et je disparaîtrai, je vivrai à l'hôtel le temps de me retrouver un colocataire, je prendrai un homme, un vrai, un qui ne m'attirera pas, un hétéro, et peut-être qu'il tombera follement amoureux de moi, alors je ferai semblant que son amour est réciproque, nous vivront heureux, et nous auront beaucoup d'enfants, je deviendrai une poule pondeuse, tous les ans, un nouveau poussin viendra au monde, et mon mari sera fier de moi, je lui ferai sa popote et je repasserai ses chemises, pendant que Riri, Fifi et Loulou mes triplés de 5ans joueront aux trains électriques et que leur soeur Marie-Marguerite gazouillera dans son berceau, les plus grands seront à l'école et la jeune fille au pair s'occupera des moyens. Bien sur, nous aurons un chien, c'est important le chien, ça sociabilise les enfants, et leur apprend peu à peu à être responsable d'autrui.
Encore une fois, mon esprit part en live, il ne m'obéit jamais, c'est impossible de partager le même corps, il prend toujours l'avantage, moi, j'en ai marre !! Je déclare forfait et je m'en vais, je sors, je vais en ballade, je reviendrai plus tard, demain? Ou jamais? Oh Jamais, comme j'aime ce mot, d'ailleurs "aimer" et "jamais" c'est presque pareil, est-ce un signe? Toujours est-il que je sors de mon esprit, pour me permettre de m'exprimer librement, sans qu'Il intervienne sans cesse. Comme il l'a dit, j'ai décidé de partir de l'appartement que je partage avec Romane, je pense que c'est la meilleure solution pour nous deux, pour elle car je ne risque plus de la tuer et elle pourra vivre son histoire d'amour avec Gwen sereinement, et pour moi afin que je ne souffre plus. Je ne sais pas de quoi je suis capable par jalousie, j'ai déjà essayé de les tuer une fois, j'ai peur de recommencer et puis la douleur de savoir que Romane ne pourra jamais être celle que j'attends me déprime, je suis comme une enfant le matin de Noël, devant elle il y a des tonnes de cadeaux et puis elle réalise en lisant les noms sur les paquets, qu'il n'y a rien pour elle, on l'a oublié.
Et surtout, je sais que si je ne pars pa
s, je ne pourrai pas oublier Romane et je ne pourrai jamais évoluer convenablement.

©Caly
Par Caly - Publié dans : Juliette
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Mardi 9 janvier 2007
Bientot, le blog de "Romane et Juliette" va avoir un nouveau design qui lui sera propre! Mais le choix de la banniere est difficile, il nous faut donc votre avis!
Les nominées sont.....


La 1:


La 2:


La 3:

La 4:

La 5:


Voila, il ne reste plus qu'à voter!!!

Par Allan ma tite voix que j'aime - Publié dans : Hors Categories
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Mardi 9 janvier 2007
La petite Geo est demandée à l'acceuil du blog par ses auteures preferées, je repete la petite Geo est demandée à l'acceui.

Par Caly - Publié dans : Hors Categories
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Mercredi 3 janvier 2007
  Je n’avais même pas remarquer que hier c’était Halloween, pourtant j’avais la tête de circonstance, j’aurai pu faire peur à plein d’enfants sans avoir à me déguiser, je porte mon déguisement tous les jours. Tous les matins, j’enfile ma tenue de jeune fille qui va bien alors qu’à l’intérieur, je bouille, je saigne, je pleure, mais chut ne le dis pas, c’est un secret, la vie m’a appris à faire bonne figure et je suis obéissante alors je le fais.
 Mais voilà, depuis quelques temps , j’ai plutôt un costume de cadavre ambulant, j’ai des cernes énormes, des bandages autour de la tête et les lèvres tuméfiées et je suis encore plus blanche que d’habitude, on dirait que mes globules rouges ont décidés de faire grève, ils me punissent? J’en sais rien, je ne veux pas savoir peut-être. Le fait d’être seule dans ma chambre est aussi une punition, je n’ai rien à faire à part penser, voir et revoir le film de ma tentative de meurtre dans ma tête, me demander comment j’ai pu arriver à faire ça. Est-ce que je suis folle? Est-ce que je suis dangereuse pour l’humanité? Est-ce que c’était juste un crime passionnel? Et pourquoi j’ai eu une réaction si violente? Il y a quelque chose de pas normal dans cette histoire, et ne pas savoir quoi me dérange, j’arrive plus à dormir, je ne fais que pleurer quand je ne pense pas.
Je suis un animal blessée, je suis recroquevillée sur moi-même, je me fais la plus petite possible dans le grand lit blanc avec des tuyaux partout autour de moi, je refuse de parler, de me nourrir et de le lever, alors on m’a perfusé, maintenant, j’ai un tuyau dans le nez pour que je respire, même quand j’ai pas envie (ben oui, j’ai essayé de me retenir de respirer l’autre jour parce que je m’ennuyais, mais ça a pas beaucoup fait rire les infirmières bizarrement ); un tuyau dans le bras pour faire passer le miam liquide, un autre pour faire les médicaments, un dernier qui sert à je ne sais pas trop quoi, et puis régulièrement on vient me faire une prise de sang,et puis prendre ma température et regarder dans ma gorge si ça va mieux, en mettant un bâton en bois pas bon dans ma bouche, apparemment ça les dérange pas trop que je n’ai pas bu depuis une semaine et que donc j’ai la gorge super sèche et quand on me fait tirer la langue, ça me râpe de partout et j’ai mal !!
Ma gorge va mieux, même si je parle encore comme Dark Vador, oui parfois je fais des tests la nuit quand personne m’entend, et je progresse, petit à petit, j’arrive  à m’exprimer plus clairement et en ayant de moins en moins mal, je suis pourtant loin de la guérison total et je pense que les médecins ne me laisseront pas partir sans que j’aille visiblement mieux, ils vont probablement m’envoyer parler à un psy aussi, mais qu’est-ce que je vais lui dire? Je vais devoir lui mentir, et essayer de vraiment lui faire croire que ça va, que je ne suis pas traumatisée par mon agression, que tout va bien et que je veux juste rentrer chez moi pour retrouver un peu de tranquillité, que j’espère que mon agresseur sera bientôt retrouver et qu’il aura une condamnation digne de ce nom car c’est un acte horrible de s’attaquer à trois jeunes filles innocentes et de s’enfuir comme ça. Je lui ferai croire que je suis forte, et qu’à l’extérieur on me soutiendra, c’est peut-être ça le pire des mensonges, à l’extérieur je suis seule, et la preuve, depuis une semaine que je suis là, à part Arthur qui est passé en coup de vent deux ou trois fois, personne ne m’a rendu visite, chaque instant montre un peu plus ma solitude. Et si j’avais essayé de nous tuer pour arrêter d’être si seule? J’avais sûrement l’envie de partir accompagnée dans l’au-delà, alors j’ai voulu prendre Romane et Gwen avec moi, et après j’ai cherché une excuse pour expliquer mon geste, les retrouver ensemble a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ou alors comme dirait Skin

« I can't weep, only cry
I can move, I deny
see my smile eat, eat, eat
fe, fe, feed you so damn sweet

she's calling, she's calling
she's my heroine, she's my heroine
fingers going down down
she's my héroïne"*

Romane est mon héroïne et je ne ressens pas que de l’amitié pour elle?

©Caly

*Je ne peux pas crier, seulement pleurer
Je ne peux pas bouger,  je nie
Vois mon sourire, mange , mange, mange
Nourris toi ma chérie..

Elle appelle, elle appelle
Elle est mon héroïne, elle est mon héroïne
Les doigts descendent
Elle est mon héroïne "
Par Caly - Publié dans : Juliette
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Lundi 1 janvier 2007
  Je suis à l’hôpital, je ne suis pas morte finalement, Gwen et Romane non plus. Un voisin a téléphoné aux pompiers car il a entendu des cris, ils ont pu nous sauver… même moi. Je m’étais mal coupée la gorge, eh oui, je ne suis pas douée, même pour ma mort.
Romane a été sauvée parce que son cœur se trouve à droite, c’est une particularité que je ne connaissais pas, pour Gwen, c’est simplement un miracle. Nous avons été opérées et transfusées, les policiers attendent que ma gorge aille mieux pour m’interroger, pour l’instant ils s’intéressent plus à Gwen et Romane. J’espère qu’elles ont oublié qui les a attaqué, je ne veux pas aller en prison ! Mourir ok, rester en taule 10 à 15ans, non merci.
Peut-être que les voisins ont dit avoir entendu des pas et donc, ça confirmerait la future thèse que je leur dirai.
En effet; selon mes dires; un homme est arrivé derrière elles et quand je suis allée voir ce qu’il se passait, les deux filles étaient par terre et lui m’a attaqué !!!

Si elles avaient perdu la mémoire dans la chute, ça m’arrangerait puisque étant la dernière attaquée, je suis celle qui en a vu le plus, et je peux mieux décrire notre agresseur… Certes l’agresseur c’est moi, mais je ne compte pas le révéler. Je préfère inventer quelque chose.
Eh oh !! Pas la peine de me traiter de folle non plus ! Tu veux être enfermer toi? Et être tripoter par les mains sales; et lu par tout le monde et surtout n’importe qui? Alors tu vois ! Moi non plus je ne veux pas ça, alors je dois mentir et toi tu ne diras JAMAIS la vérité ou je te jette dans le feu ! Tu peux avoir peur, je te rappelle que j’ai poignardé deux personnes et a moitié égorgé une troisième, donc je n’hésiterai pas  à te tuer aussi ! Mouahahaha

Enfin bref ! Je me suis réveillée, il y a trois jours, oui oui, j’ai fais quatre jours de coma, j’ai eu la bonne idée de m’exploser la tête par terre et en arrivant les pompiers ont défoncé la porte sans savoir que j’étais derrière, résultat : un hématome cérébral. Les médecins ont voulu m’ôter du sang du crâne avant de me réveiller, j’aurai trop souffert de toutes façons et puis une personne dans le coma  est plus calme que consciente, ça limite les excès d’adrénaline qui ne sont pas bon pour ma guérison.

N’empêche que c’est triste d’être seule dans cette chambre d’hôpital; avec juste toi comme compagnie. Heureusement qu’Arthur a pu aller te chercher, il est venu me voir hier après être passer dans la chambre de sa sœur et de Romane puisqu’elles sont dans la même.
Je ne sais pas si j’ai envie de les rejoindre, je ne sais même pas si je veux les revoir ou/et leur reparler un jour. Je leur en veux tellement ! Je n’arrive pas à les comprendre, pourtant j’essaie, depuis trois jours, je ne fais que penser à ça, quand je ne pense pas à sauver ma peau. Je sais que mon geste est impardonnable, mais à la limite, moi j’avais plus rien à perdre, et je regrette presque que mon plan ait loupé. C’était la solution à tous mes problèmes, je gardais mon ex et mon amie à mes cotés pour toujours, je n’avais plus à m’en faire pour l’argent, pour mes études, pour mes parents… D’ailleurs en parlant d’eux, ils ne viennent même pas me voir, alors que je suis mourante, je crois que je peux vraiment dire qu’à partir d’aujourd’hui je ne peux compter que sur moi-même et que même si je ne veux pas être une adulte, je n’ai pas le choix. Avant j’avais l’espoir que mes parents viennent, en cas de gros pépins, mais là ils me prouvent que pour eux, ils n’ont plus de fille. Et moi je n’ai donc plus de parents, je suis une orpheline morale.

©Caly

Par Caly - Publié dans : Juliette
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Mercredi 27 décembre 2006

Ce soir, je vais commettre 3meurtres.Tu dois te demander pourquoi, n’est-ce pas petit journal adoré? Eh ben tu ne devineras jamais !!

Hier soir, je rentre tranquillement chez moi, je ne sais pas pourquoi je vais dans le salon, et là je tombe nez à nez, enfin pas vraiment le nez, avec Romane et Gwen tendrement enlacées sur le canapé. Elles étaient tellement occupées qu’elles ne m’ont pas vu, elles n’ont pas non plus entendu la porte de ma chambre claquée. Comme tu t’en doutes, j’ai très mal pris leur liaison, et puis, comment je fais pour tomber sur une colloc lez ? Non mais franchement, si elle avait été hétéro ça aurait été cinquante fois plus simple, au moins, elle ne m’aurait pas volé ma copine. Oui bon je sais que j’étais plus avec Gwen mais même !! Il y a je ne sais combien de filles à Paris ou même en France, mais nan, elle doit prendre justement mon ex, c’est limite du foutage de gueule, enfin je sais pas, je comprends pas. Et puis vu l’heure à laquelle je suis rentrée, c’était pas juste un plan cul, il y avait encore les restes d’un dîner aux chandelles sur la table et on ne fait pas de dîner romantique avec des plans Q…. enfin je crois.

En gros, elles se moquent de moi depuis quelques jours, si ça se trouvent, elles étaient même ensemble quand j’avais pas encore cassé avec Gwen, bon peut-être que Romane ne savait pas que Nina était ma copine, mais elle aurait pu lui dire que c’est bizarre que Romane et moi vivions à la même adresse, et dans le même appart et donc elle aurait du partir, puisque ça ne se fait pas de tromper sa copine, sous le toit de celle-ci non?!

Enfin bref !! Ce soir, je vais les tuer, j’ai déjà préparé mon couteau de cuisine, je vais me cacher derrière la porte et quand elles rentreront, je leur trancherai la gorge et après je les découperai et je ferai du ragoût de ventres de jeunes filles. Je ne sais pas trop quoi faire du sang par contre, ça risque de tacher la moquette, c’est embêtant, on risque de ne pas récupérer la caution, mais en même temps, ben on sera mortes donc on s’en fout. Oui mais les parents de Romane ils veulent peut-être l’argent eux nan? Certes, ça ne ramènera pas leur fille, mais ça permettra de payer un bout du cercueil, mine de rien ça coûte super cher ces conneries, je ne comprend pas pourquoi on dépense autant d’argent pour quelque chose qui sera bouffé par les vers de terre et moisi par l’humidité… il parait que ça fait partie de la tradition.

Moi je ne sais même pas qui sera là pour mon enterrement, ni qui payera la cérémonie. Peut-être que je serai enterrée dans le plus grand secret, sans que personne n’assiste à ma dernière descente, car mes parents n’auront pas trouvé bon de venir me voir une dernière fois, et puis on ne fait pas de belles funérailles à une meurtrière qui a tué de sang froid deux personnes.

Je vais me préparer, je fais le tour des pièces de mon modeste appartement, je dis au revoir à chacune, et puis je me cache derrière la porte, j’ai mis des serviettes sur le sol pour absorber autant de sang que possible, j’ai mon couteau à la main…

La porte s’ouvre, elles entrent, j’attrape Nina par le cou, je lui plante le couteau dans le dos, puis quand Romane est assise à coté d’elle à pleurer, je la poignarde dans le dos, tout comme elle me l'a fait sauf que pour elle s'était au figuré, et elle s’effondre sur Nina. Puis je le retire, ça fait scrouitch , je me coupe la gorge et après je mets le couteau dans mes poumons, pour être sure de mourir par manque d’air…

Je t'aimais mon journal, tu m'excuseras pour cet acte, j'aimerai bien te tuer avec moi… mais tu es déjà mort depuis longtemps, les horreurs que j'ai écrite sur toi t'ont tuées, je suis désolée…

The end

©Caly

Par Caly - Publié dans : Juliette
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