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Présentation

  • : Journaux imaginaires de deux lesbiennes de nos jours...
  • romaneetjuliette
  • : Gay
  • : Il est recommandé de commencer à lire par les archives d'Aout par la deuxieme page, puis lire de bas en haut. Le journal de Romane est écrit en bleu, alors que celui de Juliette est en violet. Les commentaires sont appreciés ;)
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Dimanche 24 décembre 2006
Bonnes fetes les filles (et les garçons, si certains osent s'aventurer par ici). J'espere que vous serez gatées, que vous serez heureuses dans vos familles, toussa toussa

Et que vous ferez une belle fete pour le nouvel an :D

Bonne année 2007, plein de bonheur, de chérie, de gayté, d'amour, d'amitié, de sourires..... et de chapitres lol


A l'année prochaine 
                          
                                                                   Votre auteure-preferée qui ne se la pete pas du tout
Dimanche 3 décembre 2006

Finalement, ce problème de transfert de dossier avec mes facs ne m’embête pas plus que ça. Je remercie même au contraire les lenteurs administratives et inter-facs de me permettre de rentrer chaque jour toujours aussi tard.
Quelle idée aussi, de ne pas prévenir que la licence n’est accessible qu’en L3 et non en première année.
C’est vrai que c’est étonnement plus drôle d’appeler la veille de la rentrée pour m’annoncer qu’il faut que je fasse un dossier pour une autre fac où la licence est cette fois-ci accessible en première année. C’est vrai que c’est également étonnement plus drôle de prévenir tellement tard, que les cours ont déjà repris, et que pour couronner le tout je dois attendre ce foutu transfert pour me rendre aux cours.

Bref, en attendant je profite donc, de ces courts derniers jours de vacances, avant la rentrée universitaire.

En rentrant à 7h ce matin, ma force n’a même pas daigné me conduire jusqu’à ma chambre, je me suis donc écroulée toute habillée entre le canapé et la moquette.
Heureusement pour moi, Juliette ne commençait les cours qu’à 11h. À en croire le hurlement qu’elle a poussé en me voyant allongée étendue sur le sol tel un cadavre, elle ne s’attendait pas à me voir à cet endroit en se réveillant.

Pour me faire pardonner de cette frayeur matinale, je lui prépara le petit-déj et en profita pour engloutir une quinzaine de café. Lorsqu’elle me questionna sur ma soirée et nuit, je lui répondis distraitement que j’avais vu quelques amies de longue date, et que c’est pour cette raison que je n’étais rentrée que très tard, expliquant mon arrivée sur la moquette. Je ne pense pas en effet que lui expliquer que j’avais croisé dans un bar l’amie qui était déjà passé à l’appart, et qu’après un grand nombre de cocktails engloutis, cette dernière m’avait proposé de rentrer chez elle afin de… enfin bref non, ce n’aurait pas été une bonne idée.
Juliette avait l’air un peu tendue, elle n’a pas arrêté de regarder son portable en poussant de légers « pfff » voyant que rien n’indiquait de messages ou d’appels. Mais de qui donc pouvait-elle attendre ce message ou cet appel ? Le manque de sommeil et ma curiosité m’aidaient à réfléchir à cette question, en esquissant un léger sourire qui s’amplifia lorsque les souvenirs de la nuit me revinrent à l’esprit.

À 10h30, après que Juliette soit partie, l’idée de faire la larve et de dormir toute la journée m’effleura l’esprit en premier. Mais l’idée saugrenue de faire un grand ménage et de remplir les placards l’emporta bizarrement sur la première. Il est vrai que Juliette n’est pas vraiment une proe de la gestion de la nourriture et des réserves pour l’estomac sur pattes que je suis. C’est pourquoi le frigo se retrouve beaucoup plus souvent vide que plein, pour mon plus grand malheur.

En rentrant, quelques cafés furent nécessaires afin que je ne sombre pas à nouveau dans un sommeil profond sur la moquette.
Dans cet état de comatage, je me surprends à penser à la demoiselle des couloirs. Et si pour une fois, avec elle, une relation serait possible ? Et si pour une fois, cela ne serait pas que pour une seule nuit, mais au contraire pour les nuits de plusieurs mois, et les jours, et les minutes, et les secondes…

Je me surprends à vouloir plus, de l’affection, de la tendresse, de l’amour, de la douceur… Toutes ces choses que j’ai toujours cherchées mais qu’à défaut j’ai renflouées au plus loin, au plus profond pour oublier qu’elles sont rarement accessibles, ou si elles le sont, qu’elles finissent souvent en catastrophes…

Vu ma fatigue et mon état de réflexion intense, c’est décidé, ce soir je ne sors pas.
Juliette est sortie il y a quelques minutes, elle m’a dit qu’elle allait voir une amie.
Je me demande si l’amie en question est la fille – je ne sais pas son nom d’ailleurs -, et si oui, si elle parlera de moi ou inventera un mensonge tout comme je l’ai fais.
Et je repense encore une fois à elle…

Sensation étrange car pour une fois, la première fois même, je reste à l’appart pour la soirée alors que Juliette sort…

©Kanabutch qui est fière d'avoir tenue sa promesse :D

par Kanabutch publié dans : Romane
Dimanche 19 novembre 2006

  Bouhhhhhh je m’ennuie, je suis en vacances mais je ne sais pas quoi faire de mes journées, Gwenina ne veut plus me voir, ni entendre parler de moi, Romane vit sa vie sans se soucier de moi, Celyane ne m’a jamais rappelé et comme à chaque fois que je déprime je pense à Clara, ma petite Clara, elle qui ne sera jamais grande, je m’en veux tellement de l’avoir laisser se suicider, pourquoi je suis partie hein? Franchement dis le moi stp . Si tu m’aimes, si tu tiens à moi… si tu n’es pas que papier réponds moi.

Ce soir, je veux la rejoindre, je ne peux pas vivre sans elle,il faut que je parte, je dois la retrouver, je dois lui expliquer que si je me suis enfuis c’était pour elle, pour nous? J’en sais rien, mais j’étais trop jeune, je ne pouvais pas assumer, c’était quelque chose de trop difficile pour mes épaules d’enfant si frêle. Bien sur depuis j’ai grandis, mais la douleur est toujours là, chaque matin je me réveille avec son visage devant les yeux, son image me suit tout le temps, à chaque seconde elle est là, combien de fois je me dis « oh il faudra que je raconte ça à Clara » et puis la réalité reprend ses droits, non je ne pourrai pas raconter ça à ma chérie, mon bébé est mort, ma puce a rejoint ses semblables les anges, elle est sous la terre, une terre qui n’est plus la mienne.

Et puis, une fois de plus, je l’ai fuis, je suis partie loin, trop loin, de sa tombe, je suis partie de mon village, comme ses parents, et maintenant elle est toute seule, plus personne ne va sur sa tombe, celles qui se disaient ses amies l’ont oublié, elles ont fait leur vie, elles ont eu des flirts, elles rient et ne pensent plus à Cla ou alors juste une seconde, alors un air de nostalgie passe dans leurs yeux vivants, et puis il part « ça sert à rien de penser aux morts » .

Je ne suis pas d’accord, ne plus penser à Clara c’est comme la tuer une deuxième fois et moi je laisse faire ça. De toutes façons, je ne dois m’en prendre qu’à moi-même si les gens l’oublient, si elle ne vit plus, c’est de ma faute, tout est de ma faute, je ne mérite plus de vivre, je devrais mourir pour pouvoir faire revivre mon ange innocente, sauf que ça, ça n’existe que dans les films et moi je suis dans la réalité… à mon plus grand malheur. Dis moi qu’un jour je serai morte et qu’on sera réunis à nouveau toutes les deux et puis on sera heureuses, on pourra vivre au grand jour, on sera grandes, on sera fortes.

C’est horrible l’influence qu’elle a encore sur ma vie. Je n’arrive pas à construire de relation sérieuse, son ombre plane toujours sur moi, et j’ai toujours l’impression de la tromper quand j’embrasse une autre fille, alors je préfère tout détruire avant même de créer au final. Ma relation catastrophique avec Gwen en est une preuve de plus, j’ai tout fais pour casser ses espoirs, je ne veux pas qu’on m’aime !! Et Gwen m’aimait déjà trop, alors je l’ai trompé, avec une fille dénicher dans un des multiples bars gays que compte notre belle capitale, on a parlé cinq minutes, on s’est dragouillées je n’ai pas caché le fait d’être déjà en couple, ça n’a pas dérangé la jeune et jolie Célyane, elle veut profiter de la vie, et que je trompe ma copine officielle ce n’est pas son problème, du moins en théorie, en pratique c’est différent, en effet, Célyane et moi sommes allées chez moi et …. Gwen nous a retrouvé ensemble, très peu vêtues donc forcement, elle n’a pas apprécié, elle est partie en claquant la porte, ça a réveillé Romane, alors avec un grand sourire, j’ai expliqué que Célyane était ma cousine, qu’elle était malade, enfin bref tu connais l’histoire…

Depuis ce soir là, je n’ai pas osé regarder Romane dans les yeux, je me retrouve célibataire et je ne peux m’en prendre qu’à moi-même encore une fois, Gwen ne m’a pas rappelé, elle s’est arrangée, je ne sais comment avec Romane pour venir chercher les quelques affaires qu’elle avait laissé chez moi, Célyane est partie en me traitant de folle, et sans prendre mon numéro, je n’ai donc pas à attendre un coup de fil qui ne viendra pas.

Finalement, je m’ennuie pas tellement, j’ai une vie remplis de conneries…

©Caly

 

 

Dimanche 12 novembre 2006

Après deux semaines passées près des nuages, l’atterrissage a été difficile. En effet, après le premier soir puis le second, la demoiselle est restée jusqu’à ce matin… Je pense n’avoir jamais aussi peu dormi en deux semaines, tout au plus 4 heures par « nuit ». Yumi, car c’est comme ça qu’elle s’appelle, pourtant plus âgée que moi de deux ans, était infatigable, inépuisable, débordante d’énergie…
L’excuse de la cousine venue en vacances s’est une nouvelle fois imposée lorsque Juliette m’a demandé pourquoi elle restait là aussi longtemps. Ma famille s’agrandit sans que personne ne le sache, des cousines sortent d’ici et là assez régulièrement… Je me demande toujours comment elle peut croire à ces balivernes. En tout cas, cette crédulité m’arrange car je n’ai toujours pas envie de lui expliquer que ces filles ne sont pas mes cousines mais des amantes de plus ou moins longue durée…
Pour en revenir à Yumi, elle m’avait prévenu dès le début qu’elle n’était de passage dans la capitale que pour peu de temps. Venue à la base pour une grande expo photo, c’est pour rester avec moi qu’elle a prolongé ses vacances… Le rêve. Comme une histoire d’un soir, mais à l’échelle de deux semaines. Que demander de plus ? (tais toi petite voix dans ma tête qui me dit « la même chose pendant des années… »)
Je savais qu’elle devrait repartir. Je savais que ça ne durerait pas. Oui je savais. Mais comment ne pas espérer plus après deux si belles semaines. Une entente mutuelle parfaite, où les mots ne sont même pas nécessaires pour se comprendre.
Bref, elle n’est plus là.

 

La vie reprend après tout, après deux semaines intemporelles.
À part ça, Juliette ne parle toujours qu’aussi peu. J’ai recroisé la fille qui était là la dernière fois, et le couloir a semblé une nouvelle fois avoir rétrécit de telle sorte qu’elle n’est passée qu’à quelques centimètres de moi… Étrange.
Je me demande si Juliette se rend compte que les filles que je ramène ne reviennent quasiment jamais. Et aussi si elle sait que la fille est définitivement lez étant donné la manière dont mon gaydar s’affole lorsque le couloir fait des siennes…
Envie de partir loin. Prendre le train et me retrouver n’importe où…
Aujourd’hui mon corps et mon esprit sont fatigués.
Mes mots sont tellement décousus de sens et d’ordre que je crois qu’une bonne sieste s’impose…


Plus tard… dans la nuit…

 

Après une après-midi à déprimer, la solution pour remédier à cela m’est apparut comme des plus simples : sortir.
Après tout c’est vrai, soigner le mal par le mal. Oublier Yumi avec une autre, rien de plus simple n’est-ce pas. Comme toutes les autres…
Et d’ailleurs, cette sortie fut une merveilleuse idée.
À croire que les couloirs subissent des phénomènes étranges lorsque j’y croise la fille, mais alors que j’avançais vers le bar, je tombe… comment dire… ceinture à ceinture avec elle. La petite voix à l’intérieur de moi ne peut s’empêcher de jubiler « j’avais raison j’avais raison !! ».

 

La demoiselle m’offre un verre, puis deux, puis trois, puis… un nombre trop irraisonnable pour qu’il soit cité ici.
Et puis évidemment, avec une telle quantité d’alcool dans le sang, impossible de rentrer à l’appartement, et le hasard fait tellement bien les choses qu’elle habite à deux rues du bar.
Sensation bizarre d’aller pour une fois chez quelqu’un et non pas de ramener une fille à la maison.
Sensation bizarre rapidement remplacée par une sensation de plaisir et de bonheur…

 

Il est 7h, je viens de rentrer. Mon corps est épuisé, mais mon esprit est ailleurs…

©Kanabutch
par Kanabutch publié dans : Romane
Dimanche 15 octobre 2006

   Les cours me saoulent, j’ai envie de tout arrêter et de bosser à plein temps, ça serait mieux pour mes finances également, j’ai vraiment du mal à avoir assez de thunes pour me nourrir tous les jours,et ça, même si Gwenina m’invite régulièrement à déjeuner ou dîner. Je ne sais vraiment pas quoi faire, je doute être heureuse en travaillant, mais je ne le suis pas à la fac non plus, du moins pas en psycho, tout est trop abstrait, ce n’est pas ce que j’imaginais en m’inscrivant. Je pensais qu’on étudierait des maladies et là on ne fait que des statistiques. Peut-être que je serai mieux en philo? Je passe ma vie à me poser des questions, la philo pourra éventuellement me donner une part de réponse, et puis j’ai beaucoup aimé mes huit heures hebdomadaire en terminale.

Il me reste encore quelques semaines avant la fin du semestre, je prendrai ma décision après les partiels. Il faut que j’en parle à Nina aussi, puisque nous sommes encore ensemble, et qu’elle ne voudra peut-être pas que je change de filière si je dois aussi changer de fac et là c’est le cas.

En même temps, si je dois choisir entre ma copine que je n’aime pas et des études qui me plaisent, je choisis les études. Les copines ça se changent, alors que mes centres d’intérêts ne vont pas devenir scientifiques du jour au lendemain. Quoi que, certains considèrent la philosophie comme une science, certes une science de l’homme, mais quand même !!!!

Pour Gwen, ça n’a pas évolué, je m’interroge toujours, notre relation se dégrade un peu à cause de nos différences de milieux sociaux qui se font de plus en plus ressentir à travers nos priorités futures. Elle veut garder le niveau de vie de son enfance, et si possible l’améliorer encore plus grâce à son propre argent, alors que moi que je veux gagner assez pour vivre correctement mais être riche et posséder trois appartements parisiens, et un aux quatre coins du monde, ainsi que 1500 tenues griffées, ne font pas parties de mes objectifs.

Je préférerai avoir un appartement de taille normale 100/150m², si j’ai deux enfant, comme je le souhaite, avec la femme de ma vie (que je n’ai pas encore trouvée), pas de voiture sauf pour faire les courses une fois par semaine en la louant, ou pour les vacances, parce que deux enfants en bas age ont vraiment besoin de beaucoup de choses pour une semaine et donc prendre le train devient mission commando avec des sacs de 50kg sur le dos, les pleurs des enfants qui ont perdu leur sucette, l’énervement des mamans et la colère des voisins.

Alors qu’en voiture, on peut emmener la moitié de sa maison sans gêner personne et on en profite bien.

Bref pour en revenir à Gwen, elle veut une vie de luxe, moi une vie plus bohême et même le fait qu’elle ne veuille pas d’enfant parce qu’elle n’aura pas le temps et que ça gênera dans sa carrière fait que notre relation est vouée à l’échec. Je ne vois pas de raison d’être adulte si ce n’est pas pour laisser « un petit bout d’amour, un petit d’éternité » et tant pis si ma future vie ne suit pas le schéma classique, je lutterai avec mes enfants pour que nous soyons acceptés au même titre qu’une famille hétero.

En réalité je peux très bien avoir plus d’éléments classiques que la plupart des familles, j’aurai pris l’option : métro+boulot+dodo, avec travail pour le bien de la société,appartement à crédit, enfants, un chien et une femme.

En gros, si j’étais un homme, nous serions la famille parfaite. Malheureusement, je ne compte pas me faire opérer et de toutes manières, je suis lesbienne pas transsexuelle ou transgenre , donc les psychiatres refuseraient toujours mon changement de sexe.

Il me reste toujours la solution d’être visible afin de bousculer les traditions et se faire accepter par la société, en particulier par les lois puisque comment être considérer comme normal, quand l’Etat te refuse les mêmes droits qu’à un hétero. Nous sommes les prisonniers du monde hétéronormé et des politiques vieux jeux .

©Caly

 

 

Vendredi 13 octobre 2006

Rentrée difficile d’une soirée bien arrosée qui s’est terminé comme bien d’autres… Après avoir rouillé toute la journée en tournant en rond, je me décide à prendre une bonne douche froide et à sortir flâner dans les rues avec mon appareil photo numérique, meilleur allié lors des journées vides d’occupations. Je me laisse guider par l’écran de mon appareil et des différents paysages qui s’offrent à moi. Je laisse voguer mon imagination… En passant devant les maisons tantôt vides, tantôt remplies de gens, je m’amuse à imaginer leurs dialogues… À imaginer toutes les choses qui ont pu se passer dans ses pièces, dans ses jardins, dans ses vies.

Au détour d’une rue, je croise une fille qui comme moi, l’appareil à la main, prend des photos… Au premier coup d’œil, je remarque un bracelet arc-en-ciel qui confirme à mon gaydar affolé qu’elle en est. Habillée d’un jean troué, d’un sweat noir sur lequel figure de magnifiques motifs tribals blancs, ses cheveux lui tombent sur le visage de telle façon qu’ils ne laissent apparaître ses yeux. Mon ventre se remplit de papillons et rien qu’à sa vue mon imagination part loin dans le vide… Lorsqu’elle se tourne légèrement, le vent me permet d’apercevoir ses yeux marrons et un petit piercing à l’arcade gauche. Je reste plantée comme une imbécile en la regardant fixement. Au bout de 30 secondes elle se retourne totalement et croise mon regard. Et là, elle me sourit. Un éclair de lucidité me dit de détourner les yeux et de faire comme si je regardais ailleurs. Cet éclair fut bref, 20 secondes plus tard mon regard se pose à nouveau sur elle. Alors que je pensais qu’après cet échange intense elle tournerait les talons et s’en irait comme elle était venue, elle s’approcha finalement de moi d’un pas décidé. Je me retourne afin de regarder si c’est bien vers moi qu’elle se dirige, et force est de constater que la rue est vide. Elle me propose d’aller boire un verre. Nous avons donc passé le début de soirée tranquillement posées à la terrasse d’un bar sympathique, à échanger nos photos et nos tranches de vies… Vers 20 heures, nos ventres crient famines, c’est pourquoi nous avons décidés d’aller manger un morceau, puis de refaire un tour dans un bar du marais. Évidemment, après la faim, la soif. Évidemment, soirée 1 cocktail acheté = 2 cocktails offerts.

C’est donc avec une quantité d’alcool assez importante dans le sang que nous sortons, alors que le bar ferme ses portes. Le trottoir tourne, la rue ne va pas droit. Je lui propose de rentrer avec moi, chose qu’elle accepte en ne cessant de m’embrasser et de s’approcher de moi…

Arrivée à la porte de l’appart’, je tente de lui glisser un « chut, doucement, la petite fille sage de la maison dort ». Sans grande réussite… Je l’emmène donc rapidement dans ma chambre… À peine la porte refermée, la demoiselle qui m’apparaissait si réservée me plaque contre la porte… Je ne pensais pas qu’après tant de verres, on pouvait avoir une telle lucidité quant à ces choses… Pourtant c’est avec une grande maîtrise que les habits volent loin de moi… Mon bas-ventre ne cesse de papillonner, je tente en vain de me contrôler… Je me ressaisit et l’emporte avec moi sur le lit, où ses habits subiront le même sort que les miens… Nous nous retrouvons nues, nos corps enlacés dans l’obscurité… Mes mains dansent sur son corps si délicat… Je dépose sur ses lèvres de tendres baisers, et découvre qu’elle a la langue piercée… Des frissons parcourent mon corps… Son souffle devient de plus en plus rapide… Ma langue remplace mes mains et glisse sur tout son corps… Et puis…………….. La nuit fut longue... Le sommeil inexistant…

Lorsque ma tête s’est tournée vers le réveil, il était déjà 9 heures. Je dépose un baiser sur le front de la charmante demoiselle qui s’endort tendrement dans mes draps. J’enfile un baggy et un t-shirt, et je descends chercher le petit-déjeuner à la boulangerie. Une fois rentrée, je dépose les pains au chocolat et les verres de jus d’orange sur la table de chevet, et je me glisse à mon tour sous les draps, je me love dans ses bras…

Réveillées vers 14 heures, après une douche commune, la demoiselle toujours aussi belle que la vieille me laisse son numéro de portable, et me demande si le cœur m’en dit, que l’on peut se revoir le soir, aller faire un tour ensembles…

Il est 18 heures, après une sieste et une bonne douche, me voilà enfin un peu plus les pieds sur terre…

Je m’apprête à partir de nouveau au septième ciel…

©Kanabutch
par Kanabutch publié dans : Romane
Vendredi 8 septembre 2006

  Gwen vient de rentrer chez elle, finalement elle a passé la nuit ici, Romane est aussi rentrée avec quelqu’un, peut-être sa cousine, celle que j’avais vu à moitié nue quand elle était malade peu après mon arrivée. En tous cas, elles riaient bien, Romane arrêtait pas de lui dire « chut, doucement, la petite fille sage de la maison dort ». Ah si elle savait ce que j’étais entrain de faire une heure auparavant elle ne dirait pas ça de moi mais bon, laissons la dans ses illusions, si ça lui fait plaisir.

Cette semaine, on n’était pas beaucoup à la grotte en même temps, entre mes cours, les siens, et mes visites chez Gwen, pourtant depuis qu’elle a commencé la fac, elle sort moins, mine de rien Romane est une jeune fille sérieuse, dans ses études du moins, probablement parce qu’elle ne compte pas passer sa vie à la fac.

Je ne sais pas qu’elle filière elle suit, ni où elle va, ça ne m’intéresse pas tellement. Elle a sa vie, j’ai la mienne et le fait de vivre ensemble ne nous oblige en rien à devoir interroger l’autre sur ses activités extérieur à l’appartement. Bon bien sur, si elle entame le dialogue je ne la rejetterai pas, ne serait-ce que par politesse, mais aussi, parce que son attirail de parfaite butch excepté la gayté a un certain charme qui ne me laisse pas indifférente.

Bref !!! Je ne dois pas penser à ça, maintenant je suis avec Gwen, ça se passe bien à tous les niveaux, donc je ne dois plus/pas rêver de Romane surtout qu’elle doit être héterote et en couple depuis longtemps puisqu’une fille comme elle, quand tu l’as, tu la gardes , elles sont précieuses.

Revenons à nos moutons, je ne sais pas quoi faire avec Gwen, on a aucun problème, ça se passe bien, on peut parler de tout mais aussi rire, au lit c’est génial… mais je ne suis pas à l’aise dans cette relation, et je ne pense pas réussir à l’aimer un jour comme elle elle m’aime déjà. Je ne veux pas la faire souffrir mais je ne veux pas non plus être seule à nouveau. En résumé, je suis partagée entre l’envie de la mettre au courant de mes doutes et le fait de me taire pour garder une relation (sans avenir) en attendant de trouver mieux… ça serait profiter d’elle, et lui donner de faux espoirs donc cette solution ne me plait pas vraiment.

En tout cas, si je devais casser, j’espère pouvoir la garder comme amie, et puis « personne n’est mieux placer qu’une ex pour parler de sa copine actuelle ou de sa future » donc autant en garder une sous la main non? Mais après je devrais en trouver une nouvelle pour pouvoir en parler et si je casse pour aller avec la prochaine, Gwen n’appréciera pas forcement, voudra me zapper et voudra plus me voir, ça serait ballot.

Rolalala c’est « so complicated », tu peux pas devenir quelqu’un de réel pendant un moment ? Juste le temps de me donner quelques conseils et/ou ton avis sur mes problèmes et après tu redeviens un journal… Enfin, je doute que tu puisses te mettre dans la peau d’une jeune demoiselle lesbienne de dix-huit ans en pleine crise existentielle, perdue dans sa vie ainsi que dans la capitale qui est bien trop grande pour elle, en même temps, elle l’aime cette grandeur qui la rend anonyme et inexistante pour les gens qu’elle croise dans les grandes avenues connues de tous. Ici elle peut faire ce qu’elle veut sans que quelqu’un aille chez ses parents pour raconter qu’elle fait des âneries dans la rue. Ici elle n’est connue et reconnue de personne.

©Caly

Mercredi 6 septembre 2006

Ah Claire… Encore un week-end passé loin de tout, loin des boîtes, des bars… Un week-end qui ne devait être qu’une soirée et qui comme d’habitude s’est transformée en virée en bord de mer, seules, elle et moi.

Seules sur le sable, à regarder les vagues main dans la main, à penser à ces choses que nous voulons toutes les deux mais que nous ne ferons jamais ensembles… Pourquoi ? Cette question que je me pose depuis si longtemps. Et oui, pourquoi ? Pourquoi ces week-ends ne peuvent-ils pas se prolonger en une véritable relation de rêve ? Peut-être parce que justement cette même mer que nous admirons allongée sur le sable est celle qui nous sépare tous les jours. À défaut de la surmonter, nous restons là pendant des heures à l’observer , comme si une solution pouvait jaillir tout d’un coup de l’océan…

Mais depuis bientôt 4 ans, cette solution n’est toujours pas arrivée. Nous continuons à rester sur le sable, à s’embrasser, se câliner, et bien plus encore…

Rentrée à Paris, Claire repartie. Toujours cette même déchirure quand elle emprunte le sas qui l’emmène vers cet avion que je voudrais voir clouer au sol. Toujours cette horrible déchirure quand elle me dit au revoir les yeux fuyants, au bord des larmes, et m‘embrasse en sachant que les mois vont passer avant que l‘on ne puisse se revoir. Toujours cette envie stupide de faire comme dans les films américains et demander à arrêter l’avion pour qu’elle reste. Mais non elle ne restera pas. Non nous ne serons jamais ensembles. Et cette blessure profonde restera ouverte aussi longtemps que quelque part j’espérerais qu’un jour peut-être, un avenir serait possible et plausible...

Les souvenirs s’entassent dans un coin de ma mémoire en m’efforçant qu’ils ne ressortent que lorsque je suis avec elle. Et le reste du temps, oublier, l’oublier… Espérer une femme qui elle sera là, proche. Et toujours en attendant les bars, les rencontres d’un soir, les sites homos, les connaissances, les amies d’amies, tout et rien… Surtout rien.

Comme après chaque week-end, je passe quelques heures seule pour me remettre, et pour une fois, je ne sortirais pas.

 

Juliette a invité une amie ce soir. C’est bien la première fois que je vois quelqu’un de son « entourage » chez nous. Plutôt mignonne à vrai dire. Il me semble même l’avoir déjà croisé. Si c’est le cas, je me demande si Juliette sait qu’elle est probablement lesbienne… Si c’est le cas, peut-être lui a-t-elle caché après tout. Cela fait un peu plus d’un mois que Juliette et moi sommes colocataire et je me demande encore comment j’ai fais pour ne pas lui dire que je suis lesbienne, ou comment j’ai réussi à ne pas faire une énorme bourde qui lui aurait tout appris. Et surtout comment elle se débrouille pour ne pas comprendre. Ou alors peut-être pense-t-elle que j’ai beaucoup, beaucoup de cousines et une grande famille à rallonge…

Bref toujours est-il que pour une fois nous mangeons à trois, m’étant encore proposé pour faire le repas. Juliette avait l’air un peu gênée. À la fin du repas, lorsque nous avons débarrasser, l’amie de Juliette est passée bien proche de moi pour mettre les couverts dans l’évier… É videmment je me suis tout de suite dis que je devais me faire des idées, et que les poils légèrement hérissés sur ses bras devaient l’être en raison de la température assez basse de la cuisine…

Ne voulant pas les déranger, je me suis éclipsée dans ma chambre. Mon ordinateur sera mon seul compagnon pour ce soir… Mais également ma migraine infernal qui ne passe pas depuis le début d’après-midi…

Gwen, car c’est ainsi qu’elle s’appelle, et Juliette regarde un DVD dans le salon. Je me surprend à penser à Gwen et à me demander si son passage près de moi était intentionnel ou alors si mon cerveau me joue encore de vilains tours.

Alors, pour éviter de penser, je décide d’avaler un efferalgan, médicament magique qui possède l'extraordinaire faculté de m'assommer en à peine 5 minutes, et me plonge dans un profond sommeil jusqu'au lendemain.

©Kanabutch

par Kanabutch publié dans : Romane
Vendredi 1 septembre 2006

Finalement, nous avons passé la soirée chez Gwenina, aucun film nous intéressait au ciné, nous avons regardé les noces funèbres, Emily est toujours aussi jolie… dommage qu’elle n’existe qu’en images de synthèse, ce film est vraiment super beau, j’étais contente de le voir,enfin revoir, c’était le dernier film que j’étais allée voir au ciné, j’avais du faire une mission commando pour aller à Dijon, puisqu’il passait pas à Langres.

On ne peut pas dire que je regrette la Haute-Marne à ce niveau, au moins à Paris, je peux aller où je veux , quasiment quand je veux, il suffit que je prenne le métro et je suis là où il faut, je n’ai plus besoin de prévoir trois jours avant ce que je fais, je ne dois plus chercher un moyen de faire les 60km qui me sépare de la ville, en plus, comme ils sont super malins, ils ont mis la gare en pleine campagne et donc même si j’avais voulu, je n’aurai pas pu y aller sans l’aide de mes parents…

Maintenant, je prends mon sac, ma carte imagine r, mes chaussures et je vais au ciné si je veux, je vais dans les magasins si je veux, je préviens personne et voilà, j’appelle ça la li-ber-té !

Bref, donc samedi 18H, je me suis faite toute belle (si si c’est possible), j’ai mis mon plus beau baggy grungé avec amour, un t-shirt , j’hésite à prendre un pull, je me dis que si j’ai froid « la fille de la fac » me prêtera le sien, car c’est une parfaite gentlewoman, (L’espoir fait vivre donc laisse moi rêver ! ) , je prends de quoi me payer ma place parce que gentlewoman ou pas, je me fais pas acheter, et me voilà partie pour l’UGC-Bercy. Arrivée devant le ciné, légèrement en avance, je décide de l’observer pendant cinq minutes, elle a l’air un peu stressé donc finalement je sors de ma cachette au bout de deux minutes, je m’approche d’elle avec un sourire assez euh crispé, elle s’avance vers moi, elle me demande si j’ai pas eu trop de mal à trouver, après on regarde les affiches de films, rien ne nous plait, on blablate cinq minutes pour savoir ce qu’on fait.

Puis, elle me dit qu’on peut aller chez elle, l’idée ne me déplait pas, je doute qu’elle soit le grand méchant loup, et même si c’était le cas, je me laisserai manger sans problème. On regarde au métro, on parle de choses et d’autres, on arrive devant son immeuble, mademoiselle avait oublier de me dire qu’elle habite dans le 16eme, eh oui quand je choisis mes copines je ne prends pas n’importe qui hé hé, elle tape le code pour ouvrir la porte, on monte les escaliers, elle ouvre une grosse porte blindée, me fait visiter l’appartement que ses parents louent pour elle et son frère, sauf que son frère vit officieusement chez sa copine…

Après la visite, on se pose ou plutôt affale sur le canapé, elle lance le DVD, et au fur et à mesure du fil, se rapproche de plus en plus de moi, je ne bouge pas, et presque à la fin, elle pose timidement sa main sur la mienne, alors je tourne la tête je lui fais un sourire rassurant et pose mes lèvres sur les siennes, là j’ai un petit choc électrique, je décolle ma bouche sauf que je ne m’attendais pas à ce qu’elle susurre « encore », on ne peut pas dire que ça soit un travail embêtant donc je me suis pas faite prier pour recommencer mes baisers. Je passe mes mains dans ses cheveux, je la bisoute dans le cou, je la fais languir en m’arrêtant dès que je la sens un peu trop partir, je lui léchouille les oreilles, la demoiselle sans prénom à l’air de bien apprécier… et juste au moment où j’allais glisser mes mains sous son t-shirt, on entend la porte s’ouvrir et comme le salon est pile en face, son frère nous voit dans une posture pas super correcte, heureusement ça le fait plus rire qu’autre chose et ses premières paroles sont « bonsoir chère inconnue, je vois que vous vous occupez bien de ma petite fille » « (rouge de honte) euh oui, mais c’est super agréable le baby-sitting avec une si jolie et gentille fille » « oui, je n’en doute pas » , après il s’est approché de nous, et s’est presenté « moi c’est Arthur, le grand frère de Gwenina, et là c’est ma copine Cécilia » « enchantée de faire votre connaissance » « pareillement » . Gwen a moyennement apprécié cette interruption et a rapidement envoyé son frère voir ailleurs si on n’y était, une fois qu’il était parti avec Cécilia, on a repris nos activités là où nous les avions laissé, non ce n’était pas voir la fin du film notre objectif à ce moment là…, c’était plus manuelle et buccale comme activité.

Bref, tu as vu ça comme j’apprends rapidement? Elle se décoince vite la petite Juliette innocente. Mais rassure toi, nous sommes presque restées totalement habillées, eh oui !! Il ne faut pas coucher le premier soir, question de principe. On va plutôt attendre ce soir, puisqu’elle vient à l’appart, j’espère que Romane ne sera pas là, j’ai pas vraiment envie qu’elle sache que j’aime les filles, on ne jamais prévoir les réactions que les gens peuvent avoir face à l’homosexualité …

©Caly

Vendredi 1 septembre 2006

Je ne le pensais pas mais les miracles existent !! Une fille de ma promo, trop jolie, m’a parlé aujourd’hui, elle m’observait depuis la pré-rentrée et se demandait pourquoi je suis toute seule, bon euh en fait je vais retranscrire notre dialogue avant de l’oublier.

Imagine, je suis entrain de lire Génération arc-en-ciel sur les marches entre le deuxième et troisième ,avec mon i-pod qui passe Tegan et Sara et puis d’un coup je vois une ombre au-dessus de moi alors je lève la tête et je vois une jeune fille, enfin d’abord des globes puis un jeans tout bien grungé comme il faut, un t-shirt noir avec écrit « I am what am I » et encore après je distingue un joli petit piercing au labret sur le visage d’une jeune fille souriante. Bien sur, j’ai cru que je la gênais pour passer alors je me suis décalée mais elle ne bougeait pas donc j’ai enlevé mes écouteurs en me disant « oh mais peut être qu’elle me parle, il faudrait que je l’écoute »… Bref passons à la discussion à proprement parler :

« Wouhou?? Tu m’entends? 

-Oups, désolée j’avais de la musique je ne t’ai pas entendu arrivée

-C’est pas grave.. T’écoutes quoi?

- Tegan et Sara, tu connais?

-Oui !!! Bien sur j’adore

-Oh (rougissante) on a déjà un point commun.. Mais tu voulais quoi au fait?

-Rien de spécial, juste te parler, tu es toujours toute seule, je me suis dis que tu dois t’ennuyer, ai-je tort?

- En partie, j’aime être seule, mais trop de solitude tue la solitude, et ma nouvelle vie parisienne est vraiment vide, mais bon , j’essaye de m’y faire, en même temps je n’ai pas vraiment le choix.

-Tu viens d’où? T’habites où? Pourquoi tu es partie? Tu vis seule? T’as quel age? Tu t’appelles comment?

-Euh… ça fait beaucoup de questions… Alors, je vis seule en collocation à la limite entre le 3eme et le 4eme, à la base je vivais à Langres et je suis partie après une dispute assez violente avec mes parents. Sinon j’ai 18ans et je m’appelle Juliette.

-Oh oh !! Tu cherches ton Roméo? Pourquoi tu t’es engueulée avec tes parents? Tu n’es pas obligée de répondre si ça te gêne.

-(toute rouge) Euh … non je ne cherche pas mon Roméo, c’est justement à cause de ça que mes parents m’ont pris la tête et que j’ai décidé de partir, ils n’accepteront jamais mon choix.

-Ah ouais, je comprends, mais bon c’est pas grave, tu as une nouvelle famille maintenant (avec un grand sourire)

-Ah bon? Qui ça?

-Ben MOI !!!!

-Euh.. Okay Mais on se connaît que depuis trois minutes.

-Non non, tu me connais depuis trois minutes, moi je t’observe depuis que je t’ai croisé le 15. Et pour mieux nous connaître, je te propose d’aller prendre un café tout de suite. Pas la peine de refuser en prétextant un cours, je sais que tu es libre pendant deux heures !! »

Comme je suis une jeune fille polie et obéissante, je l’ai suivie dans un petit café sympa qui est juste à coté de la fac. Là-bas elle m’a présenté trois de ses copines, et à chaque fois, quand elles sont parties elles lui ont dit « joli choix » avec un clin d’œil, je ne sais pas comment le prendre, on va dire que c’était un compliment, enfin il se peut que ça ne soit pas en rapport avec moi, en effet toutes les filles ne sont pas lez… Romane par exemple ne l’est pas… c’est dommage d’ailleurs.

Enfin bref, samedi soir je vais au ciné avec « la fille de la fac » oui ben j’y peux rien si sous le coup de l’émotion j’ai oublié de demander son prénom. C’est facile pour toi de critiquer, tu n’es que papier et tu ne te fais accoster par personne, il n’y a que moi qui t’utilise.

©Caly

 

 

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