Les hommes ont toujours eu besoin de soulager l'angoisse résultant de la connaissance de leur finitude. Mort. A ce moment là, à mon réveil, ce mot trottait dans ma tête.
Vous savez, c'est un peu comme quand vous vous réveillez un lendemain de cuite et que vous ne savez pas où vous êtes ni ce que vous avez fait la veille.
Eh bien à cet instant précis, quand j'ai ouvert les yeux, c'est à peu près ce que j'ai ressenti (ça et aussi le fait que ma vie était limitée dans le temps). Tous ces concepts qu'on essaye vaguement de vous faire comprendre comme quoi la vie est courte, on est tous éphémères etc ils en devenaient presque palpables tellement leur réalité m'avait fait frolé la fin.
"Rien n'arrive sans raison"
C'est marrant mais j'ai toujours cru en ce genre de conneries : destin, fatalité, déterminisme... peut être que c'est parce que je ne crois en aucune religion et que je ne me drogue pas : je ne peux soulager mon angoisse ni en me recueillant dans des prières ou des méditations ni en ingérant des toxiques. Alors oui peut être que j'ai besoin de croire que ma vie n'est pas comme elle est tout simplement parce que je l'ai voulue comme ça. C'est tellement plus simple de considérer qu'une sorte de puissance cosmique contrôle ce qui vous arrive...
En attendant, j'étais dans un lit d'hôpital branchée tel un ordinateur à sa prise et j'avais qu'une envie : partir. Et comprendre aussi. Parce qu'évidemment il m'était impossible de remonter par la pensée aux causes de mon arrivée ici.
Alors on m'a expliqué. On m'a vaguement parlé de Romane, de Juliette, d'agression et de je ne sais plus quoi exactement... Alors qui ? quoi ? quand ? Je ne comprenais toujours rien malgré toutes ces explications. Ma tête était remplie d'une sorte de brouillard opaque. J'étais en vie en tous les cas et j'avais de quoi occuper ma culpabilité pendant un moment ! Il me suffisait de tourner la tête.
Oui parce qu'en fait je suis à l'hôpital dans la même chambre que Romane et en tournant la tête c'est elle que je vois... et ça me rappelle que oui encore une fille avec qui j'ai passé une nuit, deux même. Encore un sombre échec dans mes tentatives de bonheur amoureux. Amoureux, quel mot : on néglige bien trop souvent l'impact, le poids, l'importance relative des mots (pourtant il suffirait de mettre un dico sur une balance pour s'en rendre compte, hum) et du coup on ne sait même plus si on les emploie par habitude, par dépit, ou par envie parce qu'on croit réellement et profondément en ce qu'on dit ? Peut être étais-je dotée d'une sorte d'incapacité chronique à aimer. Et puis merde j'aurais pu etre dénuée de tout sentiment quand même ! pourquoi faire les choses à moitié ?! Non il faut qu'il me reste ma culpabilité (saloperie de surmoi freudien à la con)... Il faut que je lui parle. Je le ferai. Il faut que j'appelle Marie aussi. Et à Juliette, mais bon à la limite avec elle ça peut passer étant donné qu'elle m'a méchament fait cocue avec une inconnue.
©Kö
Vous savez, c'est un peu comme quand vous vous réveillez un lendemain de cuite et que vous ne savez pas où vous êtes ni ce que vous avez fait la veille.
Eh bien à cet instant précis, quand j'ai ouvert les yeux, c'est à peu près ce que j'ai ressenti (ça et aussi le fait que ma vie était limitée dans le temps). Tous ces concepts qu'on essaye vaguement de vous faire comprendre comme quoi la vie est courte, on est tous éphémères etc ils en devenaient presque palpables tellement leur réalité m'avait fait frolé la fin.
"Rien n'arrive sans raison"
C'est marrant mais j'ai toujours cru en ce genre de conneries : destin, fatalité, déterminisme... peut être que c'est parce que je ne crois en aucune religion et que je ne me drogue pas : je ne peux soulager mon angoisse ni en me recueillant dans des prières ou des méditations ni en ingérant des toxiques. Alors oui peut être que j'ai besoin de croire que ma vie n'est pas comme elle est tout simplement parce que je l'ai voulue comme ça. C'est tellement plus simple de considérer qu'une sorte de puissance cosmique contrôle ce qui vous arrive...
En attendant, j'étais dans un lit d'hôpital branchée tel un ordinateur à sa prise et j'avais qu'une envie : partir. Et comprendre aussi. Parce qu'évidemment il m'était impossible de remonter par la pensée aux causes de mon arrivée ici.
Alors on m'a expliqué. On m'a vaguement parlé de Romane, de Juliette, d'agression et de je ne sais plus quoi exactement... Alors qui ? quoi ? quand ? Je ne comprenais toujours rien malgré toutes ces explications. Ma tête était remplie d'une sorte de brouillard opaque. J'étais en vie en tous les cas et j'avais de quoi occuper ma culpabilité pendant un moment ! Il me suffisait de tourner la tête.
Oui parce qu'en fait je suis à l'hôpital dans la même chambre que Romane et en tournant la tête c'est elle que je vois... et ça me rappelle que oui encore une fille avec qui j'ai passé une nuit, deux même. Encore un sombre échec dans mes tentatives de bonheur amoureux. Amoureux, quel mot : on néglige bien trop souvent l'impact, le poids, l'importance relative des mots (pourtant il suffirait de mettre un dico sur une balance pour s'en rendre compte, hum) et du coup on ne sait même plus si on les emploie par habitude, par dépit, ou par envie parce qu'on croit réellement et profondément en ce qu'on dit ? Peut être étais-je dotée d'une sorte d'incapacité chronique à aimer. Et puis merde j'aurais pu etre dénuée de tout sentiment quand même ! pourquoi faire les choses à moitié ?! Non il faut qu'il me reste ma culpabilité (saloperie de surmoi freudien à la con)... Il faut que je lui parle. Je le ferai. Il faut que j'appelle Marie aussi. Et à Juliette, mais bon à la limite avec elle ça peut passer étant donné qu'elle m'a méchament fait cocue avec une inconnue.
©Kö
Commentaires
Non non, Kö est guest star et elle le restera, elle ecrira de temps en temps quand elle a envie, mais elle a rarement le temps avec ses cours etou, et puis il faut voir avec la suite du livre, si son personnage intervient ou pas héhé.
Pour l'attente, hm je vais essayer de motiver Kanabutch à ecrire cette semaine
Pour l'attente, hm je vais essayer de motiver Kanabutch à ecrire cette semaine
commentaire n° : 2
posté par :
Caly
(site web)
le: 20/02/2007 20:04:22
les commentaires se font rares dis moi...
commentaire n° : 3
posté par :
la chtite Melle
le: 24/02/2007 18:50:00
Geo est à Langres jusqu'au 5mars et donc elle a pas le net ,et comme vous etes que 2 à commenter...
Enfin bon, c'est pas grave, je suis un peu decouragée en fait.
commentaire n° : 4
posté par :
Caly
(site web)
le: 24/02/2007 19:48:44
j'aime bien ce chapitre, et j'aime bien l'idée des guest stars :)
commentaire n° : 5
posté par :
LH
le: 17/08/2007 14:24:10
L'idée de guest star c'est encore mieux quand les invitées ne disparaissent pas entre temps en fait :x
Mais parfois, on inclut des gens dans le livre et ils sont pas au courant donc c'est un peu difficile de les faire écrire aussi :s
Mais parfois, on inclut des gens dans le livre et ils sont pas au courant donc c'est un peu difficile de les faire écrire aussi :s
commentaire n° : 6
posté par :
Caly
le: 21/08/2007 00:28:36






Je vais laisser un petit commentaire quand même...alors c'est le blog à 6 mains maintenant ? ... est-ce que ça veut dire 6 fois plus d'attente d'un chapitre à l'autre ?
Bonne continuation.