Nous sommes donc de retour à l’appartement, à profiter des journées puisque ni Gwen ni moi n’avons pu reprendre les courses après l’accident.
Nous continuons donc notre vie en rythme vacances :
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- lever qui, par conséquence, ne s’effectue qu’en milieu d’après-midi, c'est-à-dire entre 14 et 18h, selon les jours et les activités
- activités qui soit dit en passant tournent principalement autour du fait de rattraper le temps perdu… Bref, je crois que tout le monde comprend…
Nous avons également recroisé Juliette, enfin même très bien recroisé puisqu’elle vit à nouveau à l’appartement avec nous, après quelques jours passés avec sa mère que nous avons donc rencontré pour la première fois !
J’ai également eu une étonnante surprise il y a 2 jours.
La sonnette sonne, il est 18h. Oui évidemment dit comme ça cela semble normal.
Sauf que je dormais encore, j’ai donc enfilé rapidement un semblant d’habits, c'est-à-dire un caleçon et une brassière. Je regarde à travers l’œil de bœuf, et je vois une fille aux cheveux courts, très courts. Je me dis alors que c’est encore une des ces lesbiennes qui vient nous marchander pour un club d’échangisme ou quelque chose du genre, il faut dire que Gwen et moi sortons très (trop ?) souvent dans le milieu, et que les gens ont un peu tendance à nous coller… Donc, énervée de m’être levée pour rien, je retourne m’affaler dans mon lit. Et là, évidemment, le fixe sonne.
« Romane ouvre s’il te plait, c’est Juliette à la porte !!!!! »
« Quoi c’est toi le truc sans cheveux ?! »
« Euh oui… Bon dis tu viens m’ouvrir ? »
Suis-je en train de dormir et tout ceci ne serait alors que le fruit de mon imagination débordante ?
Juliette, la petite fille sage, timide et qui ne parle pas est-elle réellement devant ma porte, ses longs cheveux d’au moins 40 kilomètres (non je n’exagère qu’à peine) disparus pour quelques millimètres ?
La réponse est affirmative je crois…
« Tu n’aimes pas ? » me dit-elle d’un air déçue
(Évidemment que j’aime, c’est juste que oui, ça change… En bien !)
« Enfin bon, tu ne vas plus pouvoir sortir comme ça, toute la rue va te tomber dessus »
« Oh ben c’est pas grave ça ! »
« Tu vas me faire de la concurrence… »
« Mais noooon, tu prendras mes exes, c’est pas grave, tu l’as fait une fois, ça ne va pas te déranger de recommencer… »
Et là le blanc s’installe… Les larmes commencent à me monter aux yeux…
« Je suis désolée tu le sais… Je ne pouvais pas savoir… »
S’en suivent quelques explications que je préfère oublier car depuis l’accident ce sujet reste pour moi quand même difficile à aborder…
Pour changer de sujet, une illumination me rappelle que j’ai une magnifique teinture bleue qui traîne dans mon placard et qui achèvera ce changement digne d’armagedon.
C’est ainsi que Juliette s’est retrouvée le plus naturellement du monde en soutif, alors que je lui malaxais le cuir chevelu de bleu électrique.
Nous avons passées les soirées qui ont suivi, Gwen, Juliette et moi à jouer aux parfaites teenagers, version lesbienne.
Soirées pyjamas en pyjama façon… nous. À regarder The L Word, ou d’autres films lesbiens, autour de bouteilles de vodka, notre meilleure amie !





